Il s'agit là d'un des nombreux volets d'une ambitieuse politique de gestion des matières résiduelles présentée lundi par la ministre de l'Environnement, Line Beauchamp, dans une usine de produits de papier recyclé à Candiac, en Montérégie.
Québec entend bannir l'enfouissement de la matière organique en mettant à la disposition des municipalités une enveloppe de 650 millions $ pour des infrastructures de biométhanisation et de compostage. Une première étape doit être franchie avec l'interdiction d'enfouir tout papier ou carton d'ici à 2013.
Parmi les autres éléments de la politique, le gouvernement fixe un objectif de réduction de la quantité de matières résiduelles produite annuellement par habitant de 810 kilos à 700 kilos.
La politique vise à maximiser la récupération, le recyclage, la réutilisation et la mise en valeur des matières résiduelles. Mme Beauchamp a fait valoir que chaque tonne de matière récupérée crée 10 fois plus d'emplois qu'une tonne de matières enfouies. Les infrastructures de biométhanisation et de compostage doivent d'ailleurs créer 5000 emplois, selon elle.
Les producteurs et distributeurs de produits électroniques, de piles et de lampes au mercure devront également à terme établir des réseaux pour récupérer et mettre en valeur le matériel qu'ils produisent ou qu'ils vendent sur le territoire québécois.
Par ailleurs, le coût des services municipaux de récupération et de mise en valeur des matières recyclables sera compensé à 100 pour cent par les entreprises, un incitatif puissant, selon la ministre, pour les amener à cesser le suremballage.
La politique comprend aussi une foule de mesures financières pour soutenir sa réalisation, dont l'injection de 30 millions $ dans un programme de soutien à la récupération hors-foyer, 20 millions $ additionnels pour améliorer la performance des centres de tri et 10 millions $ pour appuyer les entreprises d'économie sociale oeuvrant dans le domaine des matières résiduelles.










