Trois employés de Droits et Démocratie suspendus

Dewar réclame une enquête parlementaire

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Paul Dewar... (Archives, LeDroit)

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Paul Dewar

Archives, LeDroit

Patrice Gaudreault
Le Droit

Le comité parlementaire des Affaires étrangères doit enquêter sur les « événements troublants » qui ébranlent Droits et Démocratie, exhorte le député néo-démocrate Paul Dewar, qui demande que le conseil d'administration de l'organisme suspende immédiatement ses activités.

Le porte-parole du NPD en matière d'Affaires étrangères veut que le comité de la Chambres des communes soit saisi du délicat dossier dès la rentrée parlementaire du début mars. « Nous voulons nous pencher sur les nominations partisanes de ce gouvernement, afin de sauver cette organisation, explique le député fédéral d'Ottawa-Centre. Nous demandons que le conseil d'administration cesse toutes ses activités jusqu'à ce que la lumière soit faite dans cette affaire. »

Mort de Rémy Beauregard

La mort subite du président Rémy Beauregard, dans la nuit du 7 au 8 janvier, a levé le voile sur des querelles internes qui couvaient depuis un certain temps. Quelques heures plus tôt, deux membres du conseil d'administration avaient claqué la porte au terme d'une réunion particulièrement houleuse. Depuis, une quarantaine d'employés de Droits et Démocratie ont signé une lettre demandant la démission de trois membres du conseil. L'un d'eux, Jacques Gauthier, a été nommé président par intérim de l'organisme la semaine dernière. Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a récemment demandé à son sous-ministre adjoint d'entreprendre une vérification interne.

« Ce n'est pas suffisant, tranche le député Dewar. Cet organisme est imputable au Parlement. Nous avons besoin d'un comité parlementaire muni d'une protection légale complète et des pouvoirs nécessaires pour contraindre des témoins à se présenter et obtenir des documents. »

Par ailleurs, une source bien informée a révélé à La Presse Canadienne que trois dirigeants, soit Marie-France Cloutier, Razmik Panossian et Charles Vallerand, ont été suspendus avec salaire par l'organisme en fin de journée vendredi. Ils ont du coup appris qu'ils font l'objet d'une enquête interne. Il y a dix jours, ces trois employés ont signé une lettre (Beauregard : un grand homme, LeDroit. 23 janvier 2010) défendant l'héritage de leur défunt président, qui « a su préserver l'intégrité, l'indépendance et le caractère non partisan de D & D ».

Avec La Presse Canadienne

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