Dans une lettre envoyée au premier ministre Stephen Harper, les membres de la famille de M. Beauregard joignent leurs voix à ceux qui réclament non seulement une enquête interne comme celle annoncée récemment par le ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon, mais également une enquête publique.
Le décès de M. Beauregard est survenu dans la nuit du 7 au 8 janvier à la suite d'une rencontre houleuse du conseil d'administration de Droits et démocratie pendant laquelle des membres du Conseil ont démissionné pour manifester leur solidarité avec M. Beauregard.
« Ces démissions ont suivi des nominations faites par le bureau du premier ministre au CA qui allaient entraver le bon fonctionnement de Droits et démocratie, nominations partisanes dénoncées par le personnel de Droits et démocratie, par les anciens présidents de l'organisme et des personnalités bien connues de tous les milieux de la société », soulignent dans la lettre Gaëtan, Mario et Chantale Beauregard, membres de la famille de l'ex-président de Droits et démocratie.
« Harcèlement »
« Ce qui est le plus troublant, c'est le harcèlement psychologique dont faisait l'objet notre frère par ces membres du Conseil d'administration. La nomination comme président Jacques Gauthier, mis en cause dans ce dossier, est une insulte supplémentaire à la mémoire de notre frère », écrivent-ils. « Pendant toute sa carrière, M. Beauregard a été reconnu comme un homme de droiture, de transparence et d'équité. Ce sont des valeurs chères à notre famille qu'il a su transmettre par son exemple ».
« Si le personnel de Droits et démocratie, les membres démissionnaires du conseil, les anciens présidents de Droits et démocratie, les partis d'opposition et des personnalités de tous milieux demandent une enquête publique, il est de notre devoir, Monsieur le premier ministre, au nom de Droits et démocratie, d'y acquiescer pour que la lumière soit faite sur le grabuge politique qui règne à Droits et démocratie et les circonstances entourant la mort de son président Rémy Beauregard.
« Nous joignons notre voix à celles des nombreux Canadiens qui ont à coeur la défense des droits humains et de la démocratie pour que l'enquête ne se limite pas à une enquête interne mais que la discussion puisse se faire sur la place publique », écrivent les membres de la famille Beauregard.
Hier, le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, responsable de l'organisme, a indiqué qu'il avait l'intention de rencontrer prochainement le président actuel de Droits et démocratie dans le but d'obtenir son point de vue. « Décidément, il semble y avoir un problème au niveau de la structure de gouvernance ici. Je veux toutefois préciser que je n'interviens pas dans les discussions qui ont lieu au niveau du conseil d'administration. Mon objectif est de m'assurer que l'organisme fonctionne correctement » a indiqué le ministre Cannon au nom du gouvernement Harper.











