Selon la ministre Courchesne, les réformes au calendrier visent à contrer le décrochage scolaire

Pas d'école le samedi pour les bouts de chou

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La ministre de l'Éducation, des Loisirs et des... (Photo: PC)

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La ministre de l'Éducation, des Loisirs et des Sports, Michelle Courchesne.

Photo: PC

Louis Lafortune
Le Droit

Pas question que le petit William rate son cours de ski le samedi ou que la petite Léa manque son heure de trampoline le dimanche.

La ministre de l'Éducation du Québec, Michelle Courchesne, a indiqué hier au Droit qu'il n'y aura pas de classes les fins de semaine à l'élémentaire.

De passage en Outaouais, Mme Courchesne a tenu à « rétablir le sens de la démarche » entreprise par la province.

Oui, le gouvernement examine certaines réformes au calendrier scolaire.

Elle a dit vouloir « mettre la table » afin d'avoir plus de flexibilité pour contrer le décrochage scolaire.

L'objectif n'est donc pas d'asseoir un enfant de huit ans sur les bancs d'école un samedi, ajoute la ministre.

« C'est sûr que je ne vois pas ça au primaire d'aucune façon. Notre but c'est vraiment pour la formation professionnelle et technique. C'est lié à la persévérance scolaire. Il y a des écoles qui peuvent avoir des projets liés au travail et aux études. Ça peut être des stages ou des activités les week-ends. Mais toujours dans un but de persévérance scolaire pour les décrocheurs. »

Michelle Courchesne voit surtout cette flexibilité au niveau secondaire et peut-être au collégial.

« Mais ça doit être négocié et je suis d'accord avec ça, car les conventions collectives dans notre système de droit, ça prime. Et je vais respecter ça. Mais on envoie le signal que dans une société moderne comme aujourd'hui, faut aussi qu'on s'adapte aux clientèles et aux besoins des gens. »

Pas d'école à l'année

Quant à l'idée d'avoir un calendrier scolaire à longueur d'année, comme l'expérience qui a été tentée du côté de deux écoles francophones d'Ottawa récemment, la ministre Courchesne écarte cette idée du revers de la main.

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