Prononcé à l'Assemblée législative, l'énoncé s'articule autour d'un ambitieux plan quinquennal visant à sortir la province de la récession et à la rendre plus compétitive. Outre ce plan, les libéraux ont réitéré plusieurs de leurs précédentes promesses.
Le gouvernement a promis de ne pas sabrer ses programmes à l'aveuglette en élaborant un plan pour éliminer le déficit record de 24,7 milliards $ de la province.
« Nous ne voulons pas compromettre l'avenir en tentant d'atteindre l'équilibre budgétaire trop rapidement », a fait valoir le chef du Parti libéral après le discours, qui survient deux semaines avant le dévoilement du prochain budget.
Le discours lu par le lieutenant-gouverneur David Onley promet un projet de loi pour tirer profit du développement des technologies de l'eau, secteur représentant un chiffre d'affaires annuel de 400 milliards $.
On annonce également l'intention d'accepter davantage d'étudiants étrangers et « de faire passer de 62 % à 70 % la proportion d'Ontariens poursuivant des études postsecondaires ».
Le gouvernement entend par ailleurs créer une « commission » chargée de trouver une solution au problème du financement des soins de santé. Environ 46 % du budget provincial est actuellement consacré à la santé, et ce taux pourrait bondir à 70 % d'ici 2022. Les libéraux n'écartent pas de faire une plus grande place au privé.
Rien de neuf, dit l'opposition
L'opposition conservatrice a qualifié de « recyclage de promesses » le discours présenté hier à Queen's Park, alors que l'Assemblée de la francophonie (AFO) estimait elle aussi qu'il ne « présentait peu de nouveautés ».
« Que ce soit pour les centrales à charbon ou l'école à temps plein dès l'âge de 4 ans, ce gouvernement répète les mêmes promesses d'un discours du trône à l'autre. Même les libéraux n'applaudissaient pas à la fin du discours », a déclaré la députée conservatrice de Nepean-Carleton, Lisa McLeod. Les libéraux promettent depuis 2003 de mettre un terme à l'utilisation du charbon pour générer de l'électricité.
Trois lignes pour les Francos
Quelque trois lignes de ce discours de 16 pages abordent spécifiquement les besoins de la population franco-ontarienne.
Dans le bref passage, le gouvernement rappelle évasivement la création d'entités de planification des soins de santé de langue française à travers la province.
« La communauté francophone participera davantage à la planification des services de santé en français à l'échelon local », peut-on lire.
C'est bien peu, reconnaît Mariette Carrier-Fraser, de l'AFO. « Ça avait déjà été annoncé. On va être vigilant et travailler eux pour s'assurer que ces entités sont mises en place. »
Hormis un engagement du gouvernement à discuter avec elles au sujet de l'exploration d'une nouvelle mine, pratiquement rien n'est prévu pour les communautés autochtones de l'Ontario.
Avec La Presse Canadienne












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