Le parlement fédéral a servi de toile de fond à la 12e cérémonie de remise des prix Teddy, tenue hier matin en présence d'un cochon rose vêtu d'un smoking. Quatre statuettes étaient à l'enjeu, « récompensant » le gaspillage de fonds publics dans trois catégories, en plus du prix honorant l'ensemble d'une oeuvre.
Ces statuettes, qui sont en fait des cochons en plastique doré affichant de larges sourires, portent le nom de Teddy en l'honneur - ou déshonneur - de Ted Weatherill, un cadre supérieur de la fonction publique dont les dépenses légendaires lui ont valu d'être congédié en 1999.
Dans la catégorie des dépenses fédérales, le Teddy a été décerné aux députés qui remplissent les boîtes aux lettres d'envois collectifs et de dépliants partisans. Depuis cinq ans, le budget dédié au « publipostage » a pratiquement doublé pour atteindre 10 millions $.
« Curieusement, alors que le déficit monte en flèche, les députés ont augmenté l'utilisation de ces dépliants pour nous parler de tout, sauf du déficit », a dénoncé Colin Craig, directeur pour la région des Prairies à la Fédération canadienne des contribuables.
Au chapitre des provinces, la palme a été décernée aux députés de la Nouvelle-Écosse, où le vérificateur général a révélé une série de dépenses injustifiées entre 2006 et 2009. La Ville de Toronto ne repart pas les mains vides, se voyant décerner le Teddy dans la catégorie municipale, pour avoir offert une carte de crédit prépayée de 100 $ à une centaine de « faux itinérants », afin de procéder au recensement des sans-abri.
La Fédération des contribuables canadiens a finalement mis fin au suspense en décernant le plus prestigieux de ses prix, mais aussi le moins convoité, au régime de pension « plaqué or » des députés
fédéraux.










