Or, selon ce que nous avons appris hier, le devis d'une vingtaine de pages remis par Patrimoine canadien au Comité organisateur des Jeux olympiques de Vancouver (COVAN) n'avait été rédigé qu'en anglais. Il devra donc être traduit avant qu'il ne puisse être distribué aux parlementaires la semaine prochaine.
Lors de la première réunion du comité des langues officielles cette semaine, le député Bélanger a déposé un avis de motion dans lequel il a demandé au ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles de déposer au plus tard le 18 mars une copie bilingue du devis, dans lequel le gouvernement précisait ses attentes pour les cérémonies d'ouverture et de clôture et pour lesquelles Patrimoine canadien a versé 20 millions $.
Les députés présents ont voté à l'unanimité en faveur de la motion, hier matin.
Avant que le document ne soit distribué, les députés ont appris que le devis, qui n'a pas été rendu public jusqu'à maintenant, devra être traduit. Le greffier du comité leur a toutefois assuré que la traduction serait faite et que le document serait distribué lors de la réunion le 18 mars.
À la suite des nombreuses critiques soulevées par l'absence du fait français lors de la cérémonie d'ouverture, nous avons tenté sans succès d'obtenir une copie du devis de Patrimoine canadien, il y a plus de deux semaines.
Le ministère nous avait plutôt dirigés vers le responsable de la Loi d'accès à l'information, une démarche qui peut prendre plusieurs mois.
« Pas une confiance aveugle »
Lors du comité permanent des langues officielles du 28 avril 2009, le président du comité consultatif sur les langues officielles du COVAN, Jacques Gauthier, avait confirmé qu'un représentant de Patrimoine canadien siégeait au comité du COVAN.
Il avait en même temps confirmé l'existence d'un document d'une vingtaine de pages dans lequel étaient contenues les attentes du ministère pour les cérémonies d'ouverture et de fermeture.
Il avait ajouté que le COVAN avait pris les moyens pour s'assurer que « les spectacles se déroulent comme il se doit ».
« On doit avoir confiance. Ce n'est pas une confiance aveugle, très loin de là. Elle nous a remis son devis et ses attentes », avait dit M. Gauthier devant les membres du comité des langues officielles.











