Le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, a passé la matinée d'hier au Collège canadien de gestion des urgences, à Ottawa, afin de présenter son plan d'intervention «tous risques»; un document aride d'une trentaine de pages, qui identifie les responsabilités de chaque ministère lorsqu'un désastre apparaît à l'écran radar.
«Le plan permettra de veiller à ce que les interventions du gouvernement en situation d'urgence soient uniformes, et que les décisions importantes puissent être prises rapidement lorsque survient une catastrophe», a déclaré le ministre Toews, rappelant qu'un tel plan existait bel et bien, mais de manière «informelle».
En novembre dernier, la vérificatrice Fraser reprochait au ministère fédéral de la Sécurité publique de ne pas exercer le leadership requis en la matière.
«Tant que le plan n'aura pas l'appui complet du gouvernement, certains aspects de l'intervention fédérale continueront d'être gérés par certains ministères, et il sera difficile pour Sécurité publique Canada d'exercer pleinement son rôle», écrivait-elle à l'époque.
Pour le secrétaire parlementaire du ministre de la Justice, Daniel Petit, cette époque est révolue. Ottawa mise aujourd'hui sur un plan «officiel», qui a reçu l'aval du cabinet. «On peut maintenant se référer à un plan qui existe sur papier, qui ne laisse pas de place à l'improvisation et qui permet à tous les paliers d'être coordonnés», dit-il.
Le plan fédéral d'intervention d'urgence précise la marche à suivre lorsque survient une inondation, un feu de forêt, une attaque terroriste, un séisme ou une pandémie. «Les situations d'urgence peuvent rapidement dégénérer au-delà de la capacité d'un seul palier de gouvernement», a indiqué le ministre Toews, soulignant l'importance d'une intervention coordonnée avec les provinces et les municipalités, qui agissent comme premiers répondants.











