Services de santé en Ontario

Les intérêts des francophones seront représentés sous peu

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Philippe Orfali
Le Droit

Le gouvernement ontarien a lancé hier ses recherches visant à trouver six organismes capables de devenir des « entités de planification des services de santé en français » pour représenter les intérêts des francophones dans chacune des régions de la province.

Exigées par la communauté franco-ontarienne depuis l'adoption de la nouvelle loi sur l'intégration du système de santé local, en 2006, ces entités verront finalement le jour dès l'été. Leur rôle sera de « conseiller les Réseaux locaux d'intégration des soins de santé (RLISS) sur les questions liées à la prestation des services et aux besoins de la collectivité francophone en matière de santé », précise un communiqué du gouvernement.

Six organismes se partageront le territoire de la province. L'entité # 5 sera responsable d'un vaste territoire couvrant l'est et le sud-est de la province, incluant Ottawa et Kingston.

Les groupes et organismes admissibles ont jusqu'au 3 mai pour poser leur candidature.

Dans la région, le Réseau des services de santé en français de l'Est de l'Ontario semble prêt à assumer ce rôle. « Notre organisme a déjà pour mandat de donner des avis sur les besoins des francophones en santé depuis la crise Montfort », indique son président, Denis Vaillancourt. S'il est sélectionné, le groupe étendra sa mission pour inclure les besoins des résidants de Kingston et de la région des Mille-Îles.

L'annonce survient dix mois après la publication par le commissaire aux services en français de la province d'un rapport spécial sur la planification des services de santé en français, qui identifiait de graves lacunes.

La position précédente du gouvernement de Dalton McGuinty visait à créer des « comités consultatifs », sans pouvoir réel, pour répondre aux besoins particuliers des francophones. Cette proposition avait été vivement critiquée par la communauté franco-ontarienne.

Or, rien n'indique que les RLISS devront se conformer aux avis des entités, reconnaît M. Vaillancourt. « Cela dit, ils ne pourront donner une fin de non-recevoir à nos demandes, ils devront suggérer des alternatives pour arriver à un terrain d'entente. En ce moment, si le RLISS dit non, c'est non. »

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