Des tendances inquiétantes se retrouvent sur cette « liste de surveillance », qui a des airs de déjà-vu pour les enquêteurs qui posent chaque année leur loupe sur quelque 4000 incidents.
Le risque que des trains de voyageurs entrent en collision avec des véhicules aux passages à niveau « demeure trop élevé » dans les couloirs ferroviaires achalandés, constate le BST. De telles collisions sont survenues 380 fois depuis 15 ans - soit une fois toutes les deux semaines - faisant 106 victimes.
Les trains en cause dans les déraillements sont non seulement plus lourds que jamais, mais ils sont plus allongés, dépassant parfois 150 wagons étalés sur trois kilomètres, ce qui a pour effet d'amplifier les conséquences désastreuses.
Le BST s'inquiète aussi du nombre d'incidents entraînant des pertes de vies en bateaux de pêche. En moyenne, 445 accidents maritimes sont déclarés chaque année - dont près de la moitié concerne des bateaux de pêche - fauchant une douzaine de vies. Les modifications apportées aux bateaux, conjuguées à la non-disponibilité d'équipement de sauvetage, sont particulièrement préoccupantes.
La préparation aux situations d'urgence à bord des grands traversiers doit aussi être améliorée. Une centaine de navires du genre sont exploités au pays. En situation d'urgence, les membres d'équipage doivent contrôler les mouvements de foule, communiquer dans plusieurs langues et trouver les passagers manquant à l'appel. Malheureusement, les exercices réalistes d'abandon de navire restent volontaires.
Le Bureau fait état d'un risque faible, « mais persistant », que des avions entrent en collision avec des véhicules ou d'autres aéronefs au sol. Entre 1999 et 2008, des « incursions de pistes » sont survenues à 3831 reprises dans des aéroports canadiens. « Compte tenu des millions de décollages et d'atterrissages chaque année, les incursions sont rares, concède la présidente du Bureau, Wendy Tadros. Par contre, les conséquences peuvent être catastrophiques. »
L'organisme indépendant observe que des accidents à l'atterrissage et des sorties de piste continuent de se produire dans les aéroports du pays. Par mauvais temps, les pilotes doivent recevoir des renseignements opportuns sur l'état de la piste, plaide le BST, qui recommande aux aéroports de prolonger les aires de sécurité au bout des pistes.











