La capitale fédérale a perdu 6300 emplois en mars dernier et son taux de chômage a franchi la barre des 5 %, a rapporté Statistique Canada. Entre mars 2008 et mars 2009, le taux de chômage a grimpé de 0,4 % pour atteindre 5,2 %.
À première vue, cette hausse semble minime, mais il s'agit d'un quatrième mois d'affilée de pertes d'emploi. Ainsi, Ottawa-Gatineau a vu 20 600 emplois disparaître depuis novembre dernier. Le nombre de travailleurs sur le marché de l'emploi local atteint maintenant 657 000.
À Gatineau, le taux de chômage est passé de 5,6 % à 6 %, de février à mars, tandis qu'à Ottawa, le taux a grimpé de 4,6% à 4,9 %.
La haute technologie et la vente au détail sont parmi les secteurs les plus touchés. Le secteur du commerce saute surtout aux yeux, avec des pertes de 16 000 postes, de 87 000 à 71 000 emplois, note Yves Decady, analyste à Statistique Canada.
La haute technologie a subi une baisse de 14 %, avec des effectifs qui sont passés de 62 500, en mars 2008, à 53 700, le mois dernier.
La fonction publique
À l'inverse, la fonction publique, elle, a vu ses effectifs augmenter de 5,3 %. Le nombre d'employés fédéral, provincial et municipal s'établit maintenant à 151 000, par rapport à 143 600.
La capitale fédérale demeure malgré tout une région en meilleure position par rapport à l'ensemble du pays. Le taux de chômage est maintenant à 8 % avec des pertes de 61 000 emplois au Canada en mars dernier. Il s'agit du taux le plus élevé en sept ans au pays.
Depuis octobre, le Canada a perdu 357 000 emplois, ce qui représente 2,1 % de toute la main d'oeuvre au pays.
Moins touchée
«Ottawa-Gatineau est quand même frappée parce que la récession est mondiale. Mais la région se porte quand même bien, car nous avons un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale, souligne Yves Decady. Nous avons aussi le septième plus bas taux de chômage au Canada. Le plus bas est à Régina, avec 3,9 %, suivi de la Ville de Québec, avec 4 %.»
Il rappelle que d'autres régions sont beaucoup plus touchées, surtout Windsor et Kitchener, où le taux de chômage atteint 13,7 % et 9,6 % respectivement, mais aussi Montréal, avec 8,6 %, et Toronto, avec 8,8 %.
L'emploi en Ontario a connu un recul de 11 000 en mars, mais son taux de chômage est resté inchangé, à 8,7 %.
Au Québec, le taux de chômage a légèrement augmenté de 0,4 point de pourcentage pour atteindre 8,3 %.











