Malgré tout, les administrateurs du FIER Outaouais ont respecté les règles d'Investissement Québec en réalisant plus de la moitié de leurs placements dans la région de l'Outaouais.
Depuis la création du fonds en février 2007, les gestionnaires du FIER Outaouais ont investi 5,45 millions dans cinq entreprises locales et dans quatre de l'extérieur.
À Gatineau, les compagnies Multicorpora, Zeligsoft, Bluebear, Innovation Engineering Group et la Laiterie de l'Outaouais ont touché au total 3 millions en provenance du FIER Outaouais.
Norsoft Technologies et Neotech de Montréal, Medical Intelligence Canada de Québec et Gloco Accents de Ville Saint-Laurent se sont partagés 2,45 millions.
Les placements ont été consentis sous forme de prêts ou de capital-actions.
À titre d'exemple, Gloco Accents, qui importe et exporte des chandelles et des oreillers pour animaux, a profité d'une subvention de 400 000 $ du FIER Outaouais.
Le président du FIER Outaouais, Jacques Lacroix, reconnaît que les Gatinois ne tirent pas directement avantage d'un investissement fait à Saint-Laurent ou Montréal.
Mais au moment où la gestion des fonds FIER est au coeur de la tourmente à l'Assemblée nationale, M. Lacroix demeure convaincu de leurs bienfaits.
« Pour la région de l'Outaouais, cela demeure un bon placement », affirme M. Lacroix, un des cinq gestionnaires montréalais du FIER Outaouais.
« La Ville de Gatineau a investi 750 000 $ dans le FIER et s'assure qu'au moins la moitié du fonds, soit 7,5 millions, reviendra à la région. C'est exactement ce que souhaite une ville, de nouveaux capitaux qui arrivent à Gatineau. »
L'Outaouais a été la dernière région du Québec à obtenir son fonds FIER quand Développement économique Gatineau a conclu une entente avec un groupe d'investisseurs montréalais.
La création des fonds FIER cherchait à pallier une lacune au Québec, a rappelé M. Lacroix, soit de combler les besoins d'argent des entreprises entre 250 000 et un million.
« S'il n'y avait pas eu ces fonds régionaux là, il aurait été plus difficile d'amener de l'argent en région », reprend M. Lacroix.
Selon Investissement Québec, les placements du FIER Outaouais avaient permis de créer 244 emplois à la fin 2008.
Dénoncée par certains, la possibilité qu'ont les FIER des différentes régions de s'allier entre eux est un avantage aux yeux de M. Lacroix.
« J'ai de la misère à croire que c'est mal vu, c'est un modèle courant dans le domaine du capital de risque. On se met à deux, trois, quatre ou cinq, cela partage le risque et permet de prendre des projets un peu plus gros. »
Selon Investissement Québec, les placements du FIER Outaouais avaient permis de créer 244 emplois à la fin 2008.












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