Le Canada risquait de perdre son secteur de l'automobile s'il n'appuyait pas Washington dans sa décision d'utiliser des fonds publics pour restructurer cette industrie, a-t-il expliqué.
«L'annonce d'aujourd'hui est une étape regrettable, mais nécessaire pour protéger l'économie canadienne durant la pire récession mondiale depuis un demi-siècle», a déclaré M. Harper à Toronto.
«J'aimerais qu'il y ait une alternative, mais l'alternative à ce que nous faisons aujourd'hui serait considérablement plus coûteuse et plus risquée», a ajouté le premier ministre.
Questionné quant à savoir si les contribuables canadiens seraient appelés à verser davantage d'argent dans le secteur de l'automobile, M. Harper a indiqué que les sommes annoncées étaient suffisantes pour restructurer le secteur.
De son côté, le gouvernement provincial de l'Ontario s'est dit préoccupé par la possibilité de voir disparaître 85 000 emplois en cas d'échec de GM, qui a demandé lundi la protection de la loi sur les faillites afin de poursuivre ses activités tout en menant à bien son plan de restructuration.
En vertu de l'entente passée avec Ottawa et l'Ontario, GM Canada ne demandera pas à se placer sous la protection de la cour au pays.
Les contribuables canadiens contrôleront 12 pour cent de GM, une fois terminée la restructuration du constructeur, en retour du financement de 9,5 milliards $ US - soit environ 10,5 milliards $ CAN - qu'ils fourniront à l'entreprise en difficulté.
L'Ontario sera responsable de 3,5 milliards $ de cette somme.
Le premier ministre ontarien Dalton McGuinty a indiqué que la décision prise n'avait pas été facile, mais qu'elle était la bonne pour préserver des milliers d'emplois et empêcher la faillite financière de collectivités entières.
Le gouvernement américain doit contrôler 60 pour cent du nouveau GM allégé, une fois que le constructeur ne sera plus sous la protection de la cour.










