Lors de la Table ronde sur l'impact économique de la récession sur la région de l'Outaouais, qui s'est tenue hier à l'Université du Québec en Outaouais (UQO), la plupart des participants s'entendaient pour dire que la région se tire bien d'affaires.
Selon Pierre Charlebois, économiste à l'Organisation de coopération et de développements économiques (OCDE), la croissance prévue en 2009 en Outaouais est de 0,2 %, comparativement à une baisse de 3 % au Canada et de 4 % aux États-Unis.
Bien que très minime, la croissance économique de la région sera plus rassurante que les diminutions prévues ailleurs sur le continent.
La présence importante du gouvernement fédéral, et la sécurité d'emploi qu'il procure à des dizaines de milliers de résidants de Gatineau, est la raison principale de cette perspective favorable.
Investissements
Le ministre des Affaires étrangères et député de Pontiac, Lawrence Cannon, a fait valoir que la région urbaine a une économie stable, mais que c'est bien différent en zone rurale, où l'industrie forestière est en nette perte de vitesse.
Il a rappelé que le fédéral fait sa part en investissant dans les infrastructures de la région, notamment en dépensant 60 millions de dollars pour les systèmes d'égout et d'aqueduc et la voirie.
Il a aussi souligné les interventions de son gouvernement en sylviculture et en tourisme.
Le ministre responsable de l'Outaouais, Norman MacMillan, a aussi dressé un bilan des réalisations de son gouvernement dans la région.
Le recteur de l'UQO, Jean Vaillancourt a rappelé le rôle de son université, malgré ce qu'il a qualifié de « sous-financement chronique » de l'UQO comparativement aux autres universités québécoises.
Plus d'audace
Pour sa part, le président de la Chambre de commerce de Gatineau, Philippe Marion, a souligné l'importance de faire preuve de plus de créativité et d'audace dans la recherche de solutions. Il a rappelé le haut taux de décrochage scolaire et réclamé un meilleur appui de la Ville de Gatineau aux projets présentés par les gens d'affaires pour diversifier l'économie de la région.
Conseil économique
L'initiateur de la rencontre, Pierre Samson, président de la firme de comptables Samson et associés, était satisfait de la participation à la table ronde qui a attiré quelque 250 personnes.
À son avis, il faut continuer le travail en créant un conseil de développement économique.
« Il faut regrouper les chambres de commerce, les représentants du milieu rural et du milieu social pour surveiller le développement économique de la région et faire des recommandations aux gouvernements », a-t-il fait valoir.











