La première salve est venue du député libéral Denis Coderre, qui a accusé le gouvernement fédéral de laisser mourir l'industrie forestière canadienne. À ses yeux, l'équation est simple : « pas de garanties de prêts, plus d'industrie ».
Le chef bloquiste Gilles Duceppe a pris le relais, dénonçant l'apport « complètement disproportionné » que le gouvernement a accordé à deux secteurs en difficultés. Selon lui, l'aide fédérale à l'automobile équivaut à plus de 650 000 $ par emploi, contre 1000 $ par tête dans la forêt.
« Ce qui est bon pour le secteur automobile devrait aussi l'être pour l'industrie forestière », a martelé M. Duceppe.
Quant au leader néo-démocrate Jack Layton, il a accusé Ottawa d'avoir « tourné le dos aux travailleurs du secteur forestier », notamment au chapitre des garanties de prêts et de l'accessibilité à l'assurance-emploi.
Le premier ministre Stephen Harper a répliqué que les difficultés de l'industrie forestière découlaient en grande partie de la chute du marché américain, accusant à son tour les partis d'opposition de sous-évaluer l'aide fédérale.
« Nous travaillons pour corriger ces problèmes, a assuré M. Harper. Pendant trois années, ce gouvernement, avec les réductions de taxes et d'impôts, avec les programmes et les services d'Exportation et développement Canada, nous avons donné près de 50 milliards $ à ce secteur et nous allons continuer à examiner les façons d'aider cette industrie. »











