Malgré cette hausse de 0,4 %, le taux de chômage dans la capitale fédérale demeure bien en deçà de la moyenne nationale qui a atteint 8,4 %, le plus haut niveau depuis 11 ans.
Selon les derniers chiffres de Statistique Canada dévoilés hier, l'emploi a fléchi de 42 000 en mai au pays, des pertes attribuables surtout au secteur manufacturier en Ontario. Depuis le début de la récession en octobre dernier, il s'est perdu 363 000 emplois au Canada.
La région d'Ottawa-Gatineau comptait pour sa part 41 000 chômeurs, en mai dernier, soit le plus haut niveau depuis octobre 2005, alors que le taux de chômage atteignait 6,6 %.
Depuis octobre 2008, Ottawa-Gatineau a perdu 20 900 emplois. Il y avait 649 300 travailleurs sur le marché de l'emploi local en mai dernier.
« Le dynamisme associé à la capitale nationale constitue un facteur qui permet de freiner ou ralentir, dans une certaine mesure, la détérioration de la situation de l'emploi », affirme Yves Decady, analyste à Statistique Canada.
En comparant les deux villes, on constate que Gatineau s'en tire un peu mieux que sa voisine ontarienne, avec un taux de chômage de 5,4 %, comparativement à 6,1 % pour Ottawa.
Commerce au détail
Le secteur du commerce au détail et de la fabrication, qui compte maintenant 72 000 travailleurs, a été particulièrement touché, avec 13 000 pertes d'emplois.
La haute technologie a vu ses effectifs augmenter de 1500 emplois à 54 600 en mai dernier. Cette hausse n'a toutefois pas suffi à freiner la tendance à plus long terme en haute technologie, un secteur qui a perdu quelque 6700 postes sur 12 mois. Dans le domaine de la construction, le nombre de travailleurs atteignait 36 200 emplois, le mois dernier, 5000 de plus qu'en mai 2008.
L'administration publique continue de jouer un rôle important dans l'économie locale avec 5000 emplois additionnels pour un total de 152 200, en mai dernier.
Taux de chômage en Ontario
En Ontario, le taux de chômage a grimpé de 0,7 % et a atteint 9,4 %, soit son niveau le plus élevé en 15 ans. L'Ontario a perdu 234 000 emplois depuis octobre 2008. La plupart de ces pertes sont survenues dans le secteur manufacturier, durement affecté par la crise dans l'industrie automobile et par la réduction de la demande en provenance des États-Unis.
L'emploi est resté inchangé au Québec en mai. Une augmentation du nombre de personnes sur le marché du travail dans la province a cependant fait monter le taux de chômage, qui s'est fixé à 8,7 %.
Selon l'agence fédérale, la récession a aussi eu des répercussions sur les revenus des travailleurs. Le tarif horaire moyen a connu une hausse de 3,4 % en mai par rapport au même mois l'an dernier, la plus petite augmentation en deux ans. L'emploi dans le secteur de la fabrication a poursuivi son mouvement en déclin, en baisse de 58 000 en mai, principalement en Ontario.
AVEC LA PRESSE CANADIENNE











