Aurèle Desjardins et Tony Cannavino sont convaincus que la Ville de Gatineau doit faire partie d'un éventuel tracé d'un TGV reliant le Québec à l'Ontario. Le maire de Gatineau ne semble toutefois pas du même avis.
Il y a quelques mois, le maire de Québec, Régis Labeaume, a approché la Ville d'Ottawa pour lui proposer de financer avec lui - et cinq autres villes - une étude sur les retombées de la mise en place d'un TGV.
Le maire d'Ottawa, Larry O'Brien, s'est montré peu intéressé par le projet et a proposé d'investir un maigre 5 000 $ dans l'étude alors que les autres villes participantes verseront entre 40 000 et 75 000 $. De son côté, la Ville de Gatineau n'a pas été contactée par le maire Labeaume.
« Nous devenons une ville sans importance, une ville fantôme ». - Aurèle Desjardins
« Je me demande pourquoi le maire Labeaume n'a pas communiqué avec le maire Bureau. Cela en dit beaucoup sur les relations que notre maire a avec les autres maires du Québec. Présentement, notre maire est absent ailleurs dans la province. Même après avoir accueilli le maire Labeaume, ici, il y a quelques mois, lors des assises annuelles de l'Union des municipalités du Québec, le maire de Québec oublie le maire de Gatineau. Cela en dit beaucoup sur la visibilité de notre ville », estime Tony Cannavino.
Le trajet envisagé pour un éventuel TGV passerait par les villes de Québec, Montréal, Laval, Toronto, London et Windsor.
Selon Tony Cannavino, le maire de Gatineau aurait dû lui-même s'informer auprès de Régis Labeaume pour en connaître davantage sur le projet. Une idée que partage son adversaire dans la course à la mairie de Gatineau, Aurèle Desjardins. « Si on veut prendre le train, il faut faire la démarche pour. Il s'agit d'un dossier fort important et si on n'y participe pas, nous devenons une ville sans importance, une ville fantôme », estime-il.
Le candidat à la mairie a lui-même appelé au cabinet du maire de Québec, hier, pour savoir si la porte sera toujours ouverte pour Gatineau en novembre prochain, après les élections municipales. Le dévoilement des résultats de l'étude est toutefois prévu à cette même période.
« Lorsque je serai maire de Gatineau, je ne laisserai plus les autres prendre le leadership, je prendrai la place qui nous revient sur l'échiquier régional et national », indique M. Desjardins.
Le cabinet du maire n'a pas retourné les appels du Droit hier.











