À moins qu'une entente de dernière minute survienne d'ici midi, tous les trains de passagers du pays resteront en gare jusqu'à la résolution du conflit de travail.
Statu quo
En soirée, hier, les deux parties assuraient que les négociations se poursuivaient. « C'est le statu quo, tout le monde est à la table de négociation et les discussions se poursuivent entre l'entreprise et les syndiqués », a assuré la porte-parole de la société d'État, Claude Arsenault, soulignant que davantage de trains avaient été annulés en prévision de la grève. Dix-huit trains en partance ou à destination d'Ottawa resteront en gare.
« Si VIA Rail Canada et ses employés n'arrivent pas à une entente plus tôt, les négociations se poursuivront (ce) matin et jusqu'à ce qu'une entente soit conclue », a précisé Mme Arsenault.
De leur côté, les syndiqués « font l'impossible pour obtenir une entente de principe dès que possible », a déclaré le président de la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada, Daniel J. Shewchuk.
Les mécaniciens de locomotive et les chefs de triage à l'emploi de VIA Rail Canada ont voté mardi à 91,2 % en faveur d'une grève, alors qu'ils sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2006.
Affectations et salaires
La procédure d'affectation des équipages, les salaires et les avantages sociaux seraient au coeur du litige.
VIA Rail exploite chaque semaine 503 liaisons ferroviaires interurbaines, transcontinentales et régionales. Son réseau s'étend sur 12 500 km. L'an dernier, la société a transporté 4,6 millions de passagers, un sommet depuis 1989.












