La diminution importante de la consommation du papier journal, jumelée aux coûts élevés de la fibre et de l'énergie, forcent la compagnie-mère Papiers White Birch à suspendre la production à son usine gatinoise jusqu'au 17 août.
Six semaines depuis avril
Depuis avril dernier, les 150 travailleurs ont été en congé forcé pendant un total de six semaines. Selon le président du syndicat, Richard Lahaie, les perspectives d'avenir ne sont pas très rassurantes.
« Il n'y a rien de bon augure pour l'avenir. » - Richard Lahaie
« Pour le moment, on pense que la production va repartir comme prévu le 17 août, mais nos confrères de Québec (usine Stadacona) se sont fait annoncer que leur usine allait fermer du 21 août au 8 septembre, alors que du côté de Kruger, ils vont cesser la production pour deux ou trois semaines à partir du milieu d'août », souligne M. Lahaie.
Il y a actuellement deux millions de tonnes de papier journal de trop sur le marché et rien ne laisse présager que la consommation va reprendre.
« Il n'y a rien de bon augure pour l'avenir. On (le syndicat) reconnaît qu'il y a présentement trop de machines à papier sur le marché. Il faudrait qu'il se produise quelque chose avant longtemps. Il va probablement y avoir des machines qui vont fermer pour de bon à certains endroits car je pense qu'on a atteint le fond du baril et on ne voit pas la lumière au bout du tunnel », conclut le représentant des employés de Papier Masson.
Avec ses quatre usines, dont trois situées au Canada et une aux États-Unis, Papiers White Birch est le deuxième plus gros producteur de papier journal en Amérique du Nord.











