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L'accord de « marché commun » est bien accueilli par des personnes du milieu des affaires

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L\'accord de « marché commun » est bien accueilli par des personnes du milieu des affaires

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L'accord de «marché commun» signé hier par Jean Charest et Dalton McGuinty fait suite à des négociations entreprises en janvier 2008.

LA PRESSE CANADIENNE

Louis Lafortune
Le Droit

L'accord de « marché commun » entre le Québec et l'Ontario signé hier par les premiers ministres Jean Charest et Dalton McGuinty est bien accueilli par des personnes du milieu des affaires d'Ottawa-Gatineau qui souhaitent que cette entente facilite les échanges commerciaux entre les deux régions de la capitale fédérale.

Et même si les détails et l'impact de cet accord sur la région ne sont pas encore connus, des gens d'affaires interrogés par LeDroit affirment que tout ce qui peut simplifier la tâche dans une région frontalière comme la nôtre, est le bienvenu.

« Je crois que l'Europe est le modèle à suivre et cette entente nous rapproche de ça, estime Antoine Normand, l'homme d'affaires gatinois propriétaire de l'entreprise de haute technologie Blue Bear qui développe des logiciels qui facilitent le travail des policiers dans leur combat contre la pornographie infantile. Il y a de gros avantages a être installé à Gatineau et à vendre en Ontario. »

Chez JPL Construction à Gatineau, Roel Langeveld, parle d'une « excellente initiative ». « Si ça peut simplifier ou éliminer la bureaucratie qui est présentement dédoublée, tant mieux. »

M. Langeveld garde toutefois un certain scepticisme face à cet accord. « Dans le domaine administratif de la construction tout est lourd, d'un bord comme de l'autre. Les deux systèmes sont très divergents et je ne vois pas le jour de l'harmonisation. »

Beaucoup de questions

Du côté de Développement économique-CLD Gatineau, le directeur général Michel Plouffe dit détenir peu détails sur cette entente Ontario-Québec. « Je ne sais pas où les gouvernements veulent aller avec ça et comment ça va toucher la région. Et ce que je trouve drôle, c'est que l'on n'en ait pas entendu parler avant ça. »

M. Plouffe affirme que tout dépend ce que ce marché commun comprend. « Si on vise vraiment à réduire les barrières entre les deux provinces, ça peut être intéressant. »

À la Chambre de commerce de Gatineau, la vice-présidente Lise Sarazin croit qu'une telle entente peut être bonne pour Ottawa-Gatineau, mais il faudra avoir davantage de détails.

La Fédération des chambres de commerce du Québec a quant à elle applaudi cet accord, qui facilitera, selon elle, le développement de nouveaux marchés. « L'accord ne se contente pas de régler de vieux contentieux. Il va beaucoup plus loin en misant sur une croissance économique commune », affirme Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la fédération. Le regroupement rappelle qu'après les États-Unis, l'Ontario est le plus grand partenaire commercial du Québec, représentant 60 % des exportations québécois sur le marché intérieur canadien.

Accord plus large

Le document signé hier par Jean Charest et Dalton McGuinty fait suite à des négociations entreprises en janvier 2008. Ce « marché commun » est plus large que l'actuel Accord de commerce intérieur (ACI).

« Cette rencontre démontre notre engagement à faire en sorte que le Québec et l'Ontario travaillent ensemble pour stimuler l'économie, attirer les entreprises et les investissements, et créer des emplois », a déclaré le premier ministre McGuinty. En renforçant l'Ontario et le Québec, nous aidons à construire un Canada plus fort. »

« Ce sont tous les citoyens du Québec et de l'Ontario qui vont ultimement profiter de la création de nouveaux emplois et de l'amélioration du niveau de vie », a souligné le premier ministre Charest.

L'entente Québec-Ontario touche davantage de domaines, incluant le transport, les services financiers et les forces de l'ordre. La mobilité de la main-d'oeuvre, les marchés publics, le secteur manufacturier, les transports, l'agroalimentaire, l'énergie et l'environnement sont aussi visés.

En Outaouais, la mobilité des travailleurs de la construction a longtemps été un sujet de discorde. Une entente entre l'Ontario et le Québec a été annoncée en grande pompe en juin 2006. Cette entente a ouvert l'accès aux marchés des deux provinces. Des entrepreneurs des deux côtés peuvent soumissionner sur les contrats de certaines sociétés d'État.

L'entente a toutefois été depuis critiquée, car elle ne règle pas tous les irritants, notamment les cartes de compétence des travailleurs québécois qui ont accès aux chantiers de l'Ontario, mais qui ont de la difficulté à accéder ceux du Québec.

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