« Évidemment, nous sommes heureux de voir les gains en emplois, précise Erin Kelly. Mais il ne faut mettre tous ses oeufs dans le même panier de la fonction publique fédérale.»
« Je voudrais aussi voir de la création d'emplois du côté du secteur privé, dans les PME, et surtout en haute technologie. »
Mme Kelly souligne que, malgré la baisse du taux de chômage à 5,1 % à Ottawa-Gatineau, la haute technologie est toujours en difficulté, avec un taux qui atteindrait 15 %, selon certaines estimations.
Il est toutefois difficile de le préciser, car Statistique Canada ne tient pas compte du taux de chômage par secteurs d'emplois dans les régions. Mais les estimations pour Ottawa en haute technologie varient de 10 % à 15 % de chômage en ce moment.
« Le secteur de la haute technologie est une grosse préoccupation pour nous en ce moment », dit Erin Kelly.
Économie « stable »
Du côté de l'Outaouais, le directeur général de Développement économique-CLD Gatineau, Michel Plouffe, voit les chiffres sur le chômage comme une autre preuve qu'Ottawa-Gatineau s'en tire bien.
« On ne peut pas dire que l'économie de la région est en récession. Elle se stabilise maintenant pour mieux progresser. »
Optimiste, M. Plouffe anticipe que l'emploi dans la fonction publique va se stabiliser et que l'entreprise privée prendra la relève et connaîtra une croissance.
Quant à la haute technologie, Michel Plouffe estime que les pertes ne sont peut-être pas si élevées.
Il rappelle que le chiffre de 51 900 emplois actuels dénombrés par Statistique Canada ne tient pas compte des travailleurs dans les grandes entreprises telles Bell et Rogers.
M. Plouffe souligne que des organismes de développement économique, notamment le Centre de recherche et d'innovation d'Ottawa (OCRI) chiffrent les emplois en haute technologie à environ 75 000 en ce moment.











