Le fabricant américain de pare-brise a fermé les portes de son usine vendredi dernier, après 40 ans d'existence.
Les derniers travailleurs de l'usine de Hawkesbury ont souligné la fin de ce triste chapitre en accrochant leurs bottes de travail sur une clôture devant l'usine, en plus de libérer des ballons noirs dans les airs lors du jour fatidique.
« Ce que nous voulions faire est de démontrer combien d'emplois nous avons perdu. Aujourd'hui, c'est environ 169 mais nous savons que tous qu'en 2005, nous étions 545 personnes dans cette usine. Aujourd'hui est une mauvaise journée, c'est triste », a déclaré leur leader syndical Yves Charlebois, avant de procéder au geste symbolique.
L'industrie en crise
Confronté au déclin de l'industrie automobile - particulièrement chez General Motors et Chrysler -, PGW a décidé de fermer sa seule usine toujours en exploitation au Canada en mai dernier.
Les deux motoristes américains étaient leurs deux plus grands clients, précise Bill Hall directeur de l'usine de Hawkesbury.
Pourtant, l'avenir de l'entreprise semblait prometteur. Au fils des ans, la manufacture de pare-brise avait modernisé ses installations pour mieux répondre aux demandes du marché.
Son équipement à la fine pointe de la technologie faisait en sorte que les nouveaux produits conçus par la compagnie américaine étaient testés dans les locaux de l'Est ontarien avant leur mise en vente.
En bout de ligne, l'entreprise est devenue la cinquième victime des compressions de PGW cette année. Deux autres fabricants de pare-brise, à Oshawa en Ontario et à Evart, au Michigan, ainsi que des usines d'assemblage satellites à Newark, au Delaware et à Cambridge en Ontario ont subi le même sort.
« C'est regrettable, a réagi de son côté Jean-Marc Lalonde, député provincial de Glengarry-Prescott-Russell. PGW a fermé son usine d'Oshawa en février pour sauver la nôtre et là, il n'y a plus rien. Ça va faire mal à l'économie de la région. »
D'ailleurs, plusieurs ex-employés voient mal comment ils pourront se trouver un nouveau boulot dans la région.
Ils s'inquiètent aussi de l'avenir de leur fonds de pension.











