Dans le rapport Bilan-Faim 2009, une mise à jour de la situation de la faim au Canada, les Banques alimentaires Canada constatent que le nombre de personnes ayant fréquenté les banques alimentaires a connu la plus forte hausse jamais enregistrée au cours des 13 dernières années.
Hausse de 18 %
Au pays, près de 800 000 personnes (plus que la population du Nouveau-Brunswick) ont demandé de l'aide pour se nourrir en mars 2009, une hausse de 18 % par rapport à mars 2008. De ce nombre, il y avait 293 677 enfants. Plus de 72 000 personnes ont franchi le seuil d'une banque alimentaire pour la première fois en mars 2009.
C'est l'Alberta qui a connu la plus forte hausse alors que les visites y ont augmenté de plus de 60 %, alors que le Québec a enregistré une hausse de 7,8 %, comparativement à 19,1 % pour l'Ontario. Seule la province de l'Île-du-Prince-Édouard a connu une baisse d'achalandage de -6,4 %.
Un peu plus de la moitié (51 %) des ménages aidés avait l'aide sociale comme principale source de revenu, alors que 13,6 % avaient un emploi, 13 % des prestations d'invalidité et 6 % une pension. La grande majorité, soit 87 %, des personnes aidées vivent dans des logements locatifs. La moitié des ménages aidés sont des familles avec des enfants.
« Inacceptable »
« Plus de 800 000 personnes, c'est un chiffre beaucoup trop élevé, quoi qu'on en dise. Dans un pays riche comme le nôtre, trop de Canadiens sont aux prises avec des difficultés économiques et cette situation est inacceptable. Il est temps d'agir pour créer une nouvelle réalité » a indiqué Jean Pigeon, membre du conseil d'administration de Banques alimentaires Canada et directeur général de Moisson Outaouais.
Les dirigeants de Banques alimentaires Canada, ont d'ailleurs profité d'une conférence de presse au Parlement pour demander au gouvernement fédéral de faire davantage pour contrer la pauvreté.
Ils ont proposé dix recommandations comme le maintien
des niveaux de transferts
fédéraux prévus, notamment le Transfert canadien en matière de programmes sociaux, et
aux gouvernements provinciaux.
Banques alimentaires Canada demande également la mise en place d'une stratégie fédérale de prévention et de réduction de la pauvreté avec des objectifs et des calendriers mesurables. Ses dirigeants croient également que le développement économique post-récession tienne compte des besoins des Canadiens à faible revenu.












