Des coupures sont envisageables à Papier Masson

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Yves Soucy
Le Droit

À l'instar des trois autres usines du groupe Papiers White Birch, celle de Papier Masson, à Gatineau, est en mode de compressions de coûts qui pourraient se traduire par des coupures au niveau de la main-d'oeuvre.

« Nous n'avons pas le choix. Pour faire face à la diminution de la demande en papier, il faut regarder toutes les opérations et des coupures de postes restent dans le domaine du possible. Mais si c'est le cas, ça se fera par attrition pour minimiser l'impact sur le personnel », a indiqué Carol Tremblay, directeur de l'usine Papier Masson.

Quant à l'éventualité que l'usine gatinoise soit touchée par d'autres arrêts de production, M. Tremblay soutient que pour le moment il n'y a rien qui laisse présager un tel scénario, tout en ajoutant que la situation est révisée de semaine en semaine, selon le carnet de commandes.

Les directions des différentes usines de Papiers White Birch se réunissent à Québec cette semaine pour discuter de la situation.

À ce jour, les 150 employés de Papier Masson ont perdu un total de huit semaines de travail en 2009 à cause des nombreuses interruptions de production dûes à la situation difficile dans l'industrie papetière.

Rester compétitif

« Je comprends que les employés soient inquiets car c'est un marché excessivement difficile. Mais ce n'est pas pire pour nous que pour les autres entreprises. Avec un dollar canadien à 0,95 $, notre marge de manoeuvre est beaucoup plus mince », souligne Daniel Boucher, vice-président aux ressources humaines, aux communications et à la logistique chez Papiers White Birch.

Appelé à commenter la rumeur à l'effet que Papiers White Birch, dont le siège social est Greenwich, au Connecticut, songerait à se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers, M. Boucher a été prudent.

« Le propriétaire (maison-mère) est en train de restructurer sa dette et parle avec les créanciers, mais c'est tout. On n'a pas d'informations qui me font craindre des choses. Nos usines sont compétitives et nous travaillons fort pour les garder et les rendre encore plus compétitives afin d'assurer nos opérations à long terme », a-t-il déclaré.

Avec ses quatre usines, dont une aux États-Unis et trois au Québec, soit Gatineau (Papier Masson), Québec (Stadacona) et Rivière-du-Loup (FF Soucy), Papiers White Birch est le deuxième plus gros producteur de papier journal en Amérique du Nord.

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