La SCHL a diffusé hier ses prévisions pour la capitale fédérale, une présentation attendue par bien des agents immobiliers, constructeurs et courtiers hypothécaires de la région.
« Le marché d'Ottawa demeure fort. C'est un marché très résilient », a affirmé Sandra Pérez Torres, analyste principale à la SCHL pour le marché d'Ottawa.
L'attrait de la capitale
Elle a rappelé que l'administration publique représente 20 % des emplois à Ottawa et que ce secteur a crû de 7,3 % au cours de la dernière année.
« La capitale fédérale peut compter sur des emplois stables et les emplois stables sont le moteur du marché. »
Ottawa continue aussi d'attirer de nouveaux résidants. Les salaires moyens hebdomadaires sont les plus élevés au pays. Sans compter que les taux hypothécaires sont très bas.
Ces taux risquent d'augmenter, mais vont demeurer très bas, a d'ailleurs prédit Bob Dugan, économiste en chef à la SCHL. « Les taux sont à leur plus bas en 50 ans. On prévoit une augmentation de 0,5 % à 1 % », a dit M. Dugan. L'hypothèque sur cinq ans grimperait ainsi de 5 % à 6 %, ce qui est encore très raisonnable, souligne l'économiste.
Pour le marché d'Ottawa, la SCHL anticipe que les mises en chantier atteindront 5125 en 2009. C'est une baisse de 27 %, par rapport aux 6998 unités en 2008. La SCHL prévoit toutefois un regain, en 2010 avec 5900 nouvelles unités.
Le marché de la revente prouve lui aussi que le marché d'Ottawa résiste bien au ralentissement économique. 2009 devrait se terminer avec 14 200 transactions, en hausse de 2,1 %. Pour 2010, la SCHL prédit une légère baisse à 13 700 ventes. Le prix d'une maison moyenne à Ottawa augmentera de 3,3 % à 300 000 $, en 2009, et de 2,3 % à 307 000 $, en 2010.
Optimisme dans le milieu
Éric Brisson, président de l'entreprise de construction Oligo, n'est pas surpris des chiffres de la SCHL. Le marché d'Ottawa est plus « résilient » grâce surtout avec un employeur comme le gouvernement fédéral, dit-il.
M. Brisson prévoit une année stable en 2010, mais rien comme les dernières années où la croissance a été très forte. « Je vois plus une stabilité et j'espère qu'à la fin 2010 et début 2011, on aura une bonne croissance. »
John Herbert, directeur de l'Association des constructeurs d'habitation d'Ottawa-Carleton, voit l'avenir avec optimisme. L'automne 2008 a été difficile, dit-il, mais la construction a repris de sa vigueur depuis.
De son côté, Suzanne Robinson, une agente immobilière de plus de 40 ans d'expérience à Ottawa, confirme que la revente va très bien. « On est à court d'inscriptions et on voit des offres multiples dans la catégorie de maisons en dessous de 500 000 $. En haut de ce montant, ça prend plus de temps pour les vendre. Je pense que 2010 sera semblable. »
Mme Robinson dit avoir ressenti un certain impact, avec des ventes qui accusent un léger retard.
« On connaît tout de même de très bonnes années. Si les taux d'intérêt demeurent bas, ce sera encore bon, surtout pour les jeunes qui entrent dans le marché. »











