« En regardant la fin de l'année, ce n'est pas le scénario que l'on avait écrit en début d'année 2009 », affirme Pierre de Varennes, président nouvellement élu de la Chambre immobilière d'Ottawa.
L'automne et l'hiver 2009 ont effectivement été marqués par la grisaille dans le marché de la revente à Ottawa. « Quand on regarde les mois de janvier et février derniers, et si on recule aussi à octobre, novembre et décembre 2009, le marché, en fait de volume, avait diminué de 18 % à 25 % , explique M. de Varennes. Mais, le marché s'est stabilisé en mars et une fois qu'avril est arrivé, c'est parti en flèche. »
La tendance s'est maintenue pour le reste de l'année. Pour le dernier mois de décembre, les agents ont vendu 467 maisons, un bond considérable de 47,5 % par rapport à décembre 2008. L'ensemble de 2009 se termine avec 14 742 maisons existantes vendues, en hausse de 7,4 %. Le record précédent pour la revente à Ottawa remonte à 2007, alors qu'il s'était vendu 14 565 maisons.
Problème américain
Pierre de Varennes attribue cette performance à plusieurs facteurs. « Les manchettes ont beaucoup joué là-dedans. On parlait beaucoup des problèmes économiques aux États-Unis et au niveau mondial. »
Mais c'est surtout le marché immobilier américain qui été touché durement, rappelle-t-il, avec la crise des subprimes, ces hypothèques à risques très élevés. La crise des subprimes était également surtout limitée à quelques États, dont la Floride, la Californie et l'Arizona, dit-il.
« Le problème américain a eu des impacts au niveau mondial. Mais l'économie canadienne a quand même été forte. Notre système bancaire canadien est solide et les gens ont commencé à réaliser que notre économie est très différente que l'économie américaine. Notre niveau d'endettement est différent. »
Tous ces facteurs, jumelés au fait que les taux hypothécaires n'ont jamais été aussi bas, ainsi que les emplois assez stables dans la région, sont tous à l'origine de cette bonne performance du marché de la revente à Ottawa, ajoute la Chambre immobilière.
Quant à 2010, plusieurs observateurs prédisent une hausse des taux d'intérêt, ce qui pourrait ralentir les ardeurs des acheteurs de maisons.
Pierre de Varennes n'anticipe pas de hausse avant la deuxième moitié de 2010.
« On parle d'une hausse des taux hypothécaires lors des troisième et quatrième trimestres de l'année. Mais, je pense que l'intention du gouvernement est de contrôler l'inflation. Pour l'immobilier, quand les taux augmentent, il y a toujours un impact sur la consommation. Pour nous, il faut être réalistes, les taux sont à leur plus bas. Nous, ce que l'on conseille aux gens, c'est d'acheter selon leurs moyens et de ne pas faire de folie à ce niveau-là. »
Du côté de la Chambre immobilière de l'Outaouais, les chiffres cumulatifs pour l'ensemble de 2009 n'ont pas encore été publiés.











