Portage-du-Fort

Le syndicat de Smurfit Stone veut être consulté

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L'annonce de la vente de l'ancienne usine de la compagnie Smurfit Stone, près... (Archives, LeDroit)

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Archives, LeDroit

Charles Thériault
Le Droit

L'annonce de la vente de l'ancienne usine de la compagnie Smurfit Stone, près de Portage-du-Fort, a surpris le syndicat représentant les employés.

Selon le vice-président de la section 420 du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP), Gilles Bélanger, une clause de la convention collective des employés de la Smurfit Stone stipule que les syndiqués doivent être consultés lors de la vente de l'usine. Or, le SCEP n'a appris la vente de l'usine du Pontiac qu'en lisant l'article paru dans LeDroit à ce sujet, jeudi.

La vente de l'ancienne usine de la Smurfit Stone à la compagnie SSPM Pontiac, filiale de Green Investment Group, sera annoncée officiellement lundi matin à l'usine même. Le député de Pontiac et ministre des Affaires étrangères du Canada, Lawrence Cannon, doit participer à la conférence de presse.

Green Investment Group a aussi acheté les usines de Smurfit Stone à New-Richmond en Gaspésie et à Bathurst, au Nouveau-Brunswick.

« Prêts à travailler »

Selon Gilles Bélanger, l'acheteur de l'usine doit respecter la convention collective et utiliser la liste de rappel établie pour embaucher du personnel.

Cette cause s'applique durant deux ans après la fermeture d'une usine affirme le représentant syndical. L'usine de Smurfit Stone a fermé ses portes le 31 octobre 2008. « L'entreprise aurait dû nous appeler et je ne comprends pas que M. Cannon ne nous ait pas avertis, s'il était au courant. Nos collègues de l'usine de Papier Fraser, de Thurso, ont une clause semblable », a-t-il ajouté.

Certains des anciens employés de la Smurfit Stone se sont trouvé du travail au Témiscamingue, d'autres dans le nord de l'Ontario et d'autres à Gatineau. M. Bélanger, lui, a pris sa retraite mais il n'hésiterait pas à retourner au travail même s'il sait qu'il ne gagnera pas le même salaire qu'autrefois.

« Les gars sont prêts à travailler. Certains d'entre eux gagnaient entre 30 $ et 40 $ l'heure et, maintenant, ils vivent maintenant de l'aide sociale. Ce n'est vraiment pas facile » a-t-il ajouté.

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