Les nouvelles normes « vertes » du gouvernement d'Ontario - en vigueur depuis quatre mois - pourraient relancer l'économie de Hawkesbury, si on se fie à l'intérêt marqué des producteurs d'énergie propre.
« Depuis le mois dernier, il y a une dizaine d'entreprises qui m'ont contacté pour venir s'installer à Hawkesbury. Il y a un engouement véritable », a signalé au Droit Mathieu Mault, officier du développement économique de la municipalité.
Du nombre, Dyco Solar, qui se spécialise dans l'installation de panneaux solaires a déjà décidé d'installer ses pénates à Hawkesbury.
Ce sont les incitatifs de la nouvelle Loi sur l'énergie verte qui semblent inciter cette ruée vers l'Est ontarien.
« C'est très rentable pour les entreprises de pouvoir revendre l'énergie, particulièrement solaire, à 80 cents du kilowatt/heure. Certaines compagnies sont prêtes à signer des contrats de 20 ans », confie l'officier du développement économique.
Stimuler l'économie locale
L'Ontario souhaite que 10 % de son électricité provienne de sources renouvelables. Pour ce faire, elle a l'intention de fermer ses centrales thermiques d'ici 2014. La province veut aussi rénover ses centrales nucléaires.
M. Mault y voit là un moyen de stimuler l'économie locale.
Autrefois reconnue comme la capitale manufacturière de Prescott-Russell, Hawkesbury souffre depuis le déclin de cette industrie. « Nous avons des terrains et des bâtisses pour accommoder les nouvelles compagnies. »
M. Mault rêve d'attirer les grandes multinationales à Hawkesbury, notamment la société coréenne Samsung.
Le mois dernier, un consortium mené par Samsung et Korea Electric Power Corporation a signé une entente de 7 milliards de dollars avec l'Ontario pour développer le créneau de l'énergie renouvelable.
Ce pacte prévoit la construction de parcs d'éoliennes et de panneaux solaires dans toute la province. Il annonce aussi la mise sur pied de quatre usines « vertes » pour faire de l'énergie en sol ontarien.
« Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas en attirer une », déclare d'un ton confiant M. Mault.
Le français absent
Le seul bémol, ajoute-t-il, est la difficulté d'offrir un service francophone aux entreprises.
L'agence responsable de l'approvisionnement en électricité, l'Ontario Power Authority, n'est pas assujettie aux lois ontariennes en matière de bilinguisme. Son site Internet ne peut donc pas être consulté en français.
Un détail frustrant pour certaines compagnies - notamment européennes - qui voudraient s'installer à Hawkesbury, soutient M. Mault.
Il aimerait que le gouvernement ontarien intervienne pour aider leur cause.
« On ne critique pas, on demande poliment. »











