Malgré une diminution de 9 % de son chiffre d'affaires consolidé, qui totalise 17,8 millions $, la baisse de 3,4 % de ses frais d'exploitation jumelée à la ristourne de 483 063 $, provenant des 1,4 million d'actions ordinaires détenues dans la Coop fédérée, ont permis de générer un tel résultat.
« L'an passé, je vous avais dit que notre équipe avait mis en place des mesures strictes et qu'un suivi rigoureux serait apporté à nos démarches de redressement et que nous étions confiants de les réaliser. Un an plus tard, je peux vous dire que nous avons suivi ces mesures et nos résultats se sont bel et bien améliorés », indique le président d'Agrodor, Harry Reber, dans son message annuel aux 266 sociétaires.
Les résultats financiers de l'année 2009 portent la réserve consolidée à 3,2 millions $, alors que la dette à long terme se chiffre à 1,1 million $.
Hausse des ventes
Dans le secteur des productions animales et végétales, les ventes ont connu une hausse de plus de 11 % pour s'établir à 6,8 millions $. L'augmentation du volume de transactions de grains et du secteur des engrais explique cette majoration. Mentionnons que le secteur des engrais a connu une forte inflation des prix en 2008-2009.
À la meunerie de Mont-Laurier, tout comme au dépôt de Thurso, on enregistre une croissance du chiffre d'affaires, ce qui représente un exploit en soi malgré une constante diminution du nombre de producteurs, ainsi que la fin de la fabrication de moulée à Mont-Laurier.
Le contexte économique a cependant eu un impact négatif important sur la division des quincailleries, particulièrement au niveau de la vente de matériaux de construction. Des quatre succursales, seule celle de Buckingham a connu une croissance de ses ventes. La centralisation de la livraison des matériaux à Saint-André-Avellin, le suivi très rigoureux des dépenses et l'embauche d'un directeur des quincailleries compétent, ont toutefois permis de réduire les frais d'exploitation de ce secteur d'activités.
En ce qui concerne la division des pétroles Sonic, les volumes sont demeurés stables autant au niveau de la distribution qu'à la vente au détail. Cependant le chiffre des ventes a diminué de 1,8 million $, pour atteindre 4,6 millions $. Le tout s'explique par la chute importante du prix du mazout en 2009.
« Durant la prochaine année (2010), nous concentrerons nos efforts sur nos activités de masse, c'est-à-dire le secteur des quincailleries et des matériaux, le secteur laitier et le secteur végétal », conclut Patrick Therrien, directeur général de la coopérative.










