Les dirigeants de la papetière sont convoqués pour s'expliquer sur les fermetures

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Fermeture d'AbitibiBowater à Gatineau

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Fermeture d'AbitibiBowater à Gatineau

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Les dirigeants d'AbitibiBowater devront venir s'expliquer devant le comité de... (ÉTIENNE RANGER, Archives, LeDroit)

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ÉTIENNE RANGER, Archives, LeDroit

Paul Gaboury
Le Droit

Les dirigeants d'AbitibiBowater devront venir s'expliquer devant le comité de l'industrie de la Chambre des communes vendredi prochain à la suite de l'annonce de la fermeture définitive de ses deux usines de Gatineau et de Dolbeau.

Selon ce que nous avons appris, les députés des quatre partis ont accepté de convoquer cette réunion dès la semaine prochaine pour entendre les représentants du géant forestier.

Puisque la rencontre d'hier avait lieu à huis clos, il a été impossible de savoir ce qui s'y était dit. Nous avons pu apprendre toutefois qu'il y avait eu entente entre les quatre partis pour une convocation des dirigeants d'AbitibiBowater le 10 septembre.

Primes aux cadres

En vue de cette rencontre, les partis déposeront la liste des témoins qu'ils souhaitent entendre. Ces témoins seront par la suite convoqués par le greffier du comité. Leur comparution sera publique, contrairement à la rencontre d'hier matin.

Questionné sur la prochaine rencontre, le député bloquiste Richard Nadeau a indiqué qu'il avait déjà en tête une phrase des dirigeants de l'entreprise pour laquelle il espère avoir des éclaircissements.

« Ils (AbitibiBowater) ont dit 'Nous fermons définitivement l'usine de Gatineau, mais maintenons le comité de relance'. Il y a une contradiction. Dites-nous où on s'en va, arrêtez de niaiser les travailleurs », a mentionné M. Nadeau.

Le député fédéral de Gatineau a aussi souligné que ce sont 16 millions $ en pensions et primes de départ que l'entreprise ne versera pas aux travailleurs, alors que de l'autre côté, une cinquantaine de ses dirigeants se partageront 6 millions $. « C'est quoi l'idée de donner ces millions à ces dirigeants pendant que les travailleurs n'auront rien » a-t-il poursuivi.

Enfin, il estime que les dirigeants devront clarifier le fait que depuis 1993, 1 milliard $ a été investi afin que l'usine de Gatineau soit à la fine pointe de la technologie.

« Moi, je ne comprends pas qu'ils ferment les portes après avoir fait tous ces investissements », a souligné M. Nadeau.

Depuis la semaine dernière, les bloquistes tentaient de convaincre les membres du comité de la nécessité de faire comparaître les dirigeants du géant forestier à la suite de la fermeture de ses usines de Gatineau et Dolbeau annoncée la semaine dernière.

Lors de son passage à Gatineau, le chef bloquiste Gilles Duceppe avait lui-même insisté sur l'importance de faire comparaître les dirigeants, compte tenu de l'urgence de la situation pour les travailleurs, dont plusieurs risquent de perdre leur régime de retraite et leur prime de départ.

Depuis, le député Richard Nadeau et son collègue de Chicoutimi-Le Fjord, Robert Bouchard, avaient réussi à convaincre des députés libéraux et néo-démocrates de signer une demande pour la tenue d'une rencontre du comité.

Le député Nadeau avait alors dénoncé l'opposition manifesté par les députés conservateurs.


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