La mort de leur présidente laisse les employés et membres de l'IPFPC en état de choc

Michèle Demers emportée par un anévrisme

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Michèle Demers emportée par un anévrisme

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Michèle Demers

Archives, LeDroit

Paul Gaboury
Le Droit

Les 55 000 membres de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) sont en deuil de leur présidente, Michèle Demers, décédée dans la journée de mardi à l'âge de 58 ans.

La présidente de l'Institut agissait à titre de conférencière lors d'une assemblée du groupe des employés scientifiques qui se déroulait à Montréal lundi quand elle a été victime d'un malaise.

Mme Demers a été victime d'un anévrisme cérébral. Elle a aussitôt été transportée à l'hôpital Royal Victoria où elle est décédée en fin de journée mardi.

La nouvelle de son décès, rendue public hier matin, a créé une véritable onde de choc dans les bureaux de l'IPFPC sur le chemin Tremblay, à Ottawa.

Deux mandats

« Nous sommes tous en état de choc », a souligné Chantal Lecours, responsable des communications à l'IPFPC, le deuxième syndicat en importance de la fonction publique fédérale.

Michèle Demers a été élue à la présidence de l'IPFPC en décembre 2004 et elle avait été reconduite dans ses fonctions pour un deuxième mandat de trois ans en décembre 2007.

Travailleuse sociale, elle avait débuté sa carrière à l'Hôpital des Vétérans de Saint-Anne-de-Bellevue en banlieue de Montréal. C'est en constatant son maigre salaire sur son premier chèque de paie qu'elle a décidé de s'impliquer activement dans son syndicat, une aventure qui devait se prolonger pendant plus de 30 ans, a raconté Mme Lecours.

Elle a mené de nombreux combats pour faire reconnaître l'importance des sciences dans le secteur public.

Dès le début de son premier mandat, elle s'est acharnée à défendre les droits et intérêts des employés de la fonction publique fédérale et de l'ensemble des services publics.

Lors de son arrivée à la tête de l'Institut, elle a été impliquée dans plusieurs dossiers d'importance dont celui de la modernisation des ressources humaines dans la fonction publique fédérale.

Au cours des dernières années, elle a élevé le débat pour dénoncer les compressions imposées par le gouvernement Harper dans le domaine des sciences.

Son syndicat avait entre autres lancé une campagne nationale pour dénoncer les politiques gouvernementales à la suite de l'épidémie de listériose qui a mené au décès de 20 personnes en 2008. Plus récemment, elle avait dénoncé les plafonds de hausses salariales imposés aux employés du secteur fédéral.

Madame Demers laisse dans le deuil deux enfants d'âge adulte ainsi que son conjoint, monsieur Luc Grenier, lui aussi à l'emploi de l'IPFPC à titre de négociateur. Les détails entourant ses funérailles seront connus plus tard.

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