Car les services d'information offerts au téléphone ne sont pas toujours utiles à vous aider à vous y retrouver. Et on peut même vous conseiller de téléphoner à... Services Québec pour en savoir plus.
C'est ce qui est arrivé cette semaine à une dame de Gatineau qui a décidé de mettre fin à sa recherche et de faire part publiquement de sa frustration après avoir constaté que les divers conseils donnés au téléphone ne la menaient nulle part.
Après avoir tenté de savoir comment elle pouvait entrer en contact avec l'Agence du revenu du Canada, elle affirme avoir été transférée à quatre numéros 1-800 et 1-877, sans que personne ne puisse vraiment l'aider à trouver l'information dont elle avait besoin.
Pourtant, elle soutient qu'elle cherchait une information assez simple. Ex-employée de l'Agence du revenu du Canada, elle voulait simplement connaître le numéro de téléphone de son ancien employeur, sur le chemin Innes, pour savoir si son dossier d'emploi était toujours ouvert, dans l'espoir peut-être de retourner y travailler alors que débute la saison des impôts. Dans l'annuaire téléphonique, impossible de trouver un numéro avec une adresse.
« Moi, tout ce que je voulais, c'était de pouvoir parler à quelqu'un au sujet de mon dossier d'emploi à l'Agence du revenu du Canada, sur le chemin Innes, où j'avais travaillé », raconte la dame.
Puis, à sa grande surprise, après avoir constaté qu'elle habitait Gatineau, un dernier agent l'a invitée à téléphoner à... Services Québec, le service d'information du gouvernement québécois, pour obtenir l'information demandée, une réponse qui l'a fait sursauter au plus haut point.
« Non seulement on ne pouvait pas m'aider parce que je n'avais pas Internet, mais on m'a renvoyé à Services Québec parce que j'habitais Gatineau. C'est un manque de respect inconcevable et c'est une forme de discrimination parce qu'ils jugent qu'ils n'ont pas à te répondre parce que tu viens de Gatineau », a indiqué au Droit cette dame âgée de 47 ans.
Elle souligne ne pas avoir vraiment les moyens de se payer Internet, et qu'elle n'est pas non plus à l'aise de naviguer sur les sites. Elle se demande comment les chercheurs d'emploi sont désormais capables de se débrouiller sans cet outil.
Attente à la bibliothèque
« Et avez-vous déjà essayé d'aller naviguer sur Internet à la bibliothèque ? Il y a parfois une ou deux heures d'attente. Alors ce n'est pas vraiment un service qui est accessible quand on en a vraiment besoin », dit-elle.
Pour les chercheurs d'information déçus, elle n'avait pas encore trouvé où se plaindre ailleurs qu'au Droit. L'ombudsman des contribuables de l'ARC, par exemple, ne s'occupe que des cas reliés à la Charte des contribuables. Puis, il y a la Commission de la fonction publique, mais cette dernière joue désormais un rôle de supervision des politiques et pratiques d'embauche.
Elle espère quand même que son appel sera entendu par les autorités, et que les gens dans sa situation les fassent réfléchir sur des façons d'améliorer les services d'aide au téléphone.











