Un peu plus de 10 000 étudiants ont été embauchés par le gouvernement fédéral, en 2008-2009, via son programme qui offre des emplois temporaires aux élèves des niveaux secondaire, collégial et universitaire souhaitant acquérir de l'expérience dans la fonction publique.
La région d'Ottawa-Gatineau obtient la part du lion, avec 3935 emplois au cours de la dernière année, soit près de 40 % des embauches réalisées à la grandeur du pays.
En guise de comparaison - et en excluant la région de la capitale nationale - 1572 étudiants ont été embauchés à la grandeur du Québec, contre 1564 en Ontario.
Le ministère des Ressources humaines et Développement des compétences se pointe en tête de liste des embauches, en 2008-2009, alors que 1951 étudiants ont joint ses rangs. L'Agence des services frontaliers du Canada n'arrive pas loin derrière, avec 1515 étudiants recrutés l'an dernier. Suivent dans un ordre rapidement décroissant les ministères de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire (888), de la Défense nationale (880) et des Travaux publics (626).
Nombreux débouchés
Ces données sont recensées dans un document préparé à l'intention du député libéral Larry Bagnell, du Yukon, où seulement cinq personnes ont été embauchées l'an dernier par l'entremise du Programme fédéral d'expérience de travail étudiant (PFETE).
La Commission de la fonction publique a réalisé un suivi auprès des jeunes qui ont participé aux différents programmes fédéraux d'emplois étudiants, entre avril 1997 et mars 2005.
Il en ressort que près du quart (23 %) des quelque 52 900 périodes d'emploi étudiant ont débouché sur une nomination à un poste dans la fonction publique fédérale.
Parmi eux, près de trois quarts (74 %) des étudiants ont été nommés à un poste pour une période indéterminée, c'est-à-dire comme permanent.
Dans 70 % des cas, les nominations ont eu lieu dans l'organisation même qui avait embauché l'étudiant au départ.
Écart linguistique
L'étude a permis d'observer un certain écart au chapitre des groupes linguistiques de la région d'Ottawa-Gatineau. Chez les étudiants dont la première langue est l'anglais, 28 % ont obtenu une nomination. En revanche, cette proportion s'établissait à 40 % chez les étudiants dont la première langue est le français.
La semaine dernière, une vérification menée par la Commission de la fonction publique a permis de constater que le PFETE constitue un outil de dotation qui fonctionne « raisonnablement bien ». Dans un cas sur trois, par contre, les processus de nomination à des postes par l'entremise de mécanismes d'intégration sont jugés « insatisfaisants ».












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