En 2007-2008, les 34 hauts dirigeants admissibles se sont partagés près d'un million de dollars en primes, que ce soit en rémunérations au rendement (718 400 $) ou en ajustements de salaire (253 500 $) pour ceux qui n'étaient pas au maximum de leur échelle.
Deux tiers d'entre eux ont reçu une rémunération au rendement partielle, tandis que onze premiers dirigeants ont eu droit à la prime maximale. « À l'instar de leurs homologues du secteur privé, il est normal que la plupart des premiers dirigeants touchent une rémunération à risque », peut-on lire dans un document émanant du Bureau du Conseil privé, qui prend soin de préciser qu'« aucune rémunération à risque n'est accordée lorsque le rendement ne répond pas aux attentes ».
Pour établir l'échelle salariale des premiers dirigeants, Ottawa a séparé les sociétés de la Couronne en dix groupes. Le Musée des beaux-arts du Canada se retrouve dans le groupe 4 (157 700 $ à 185 500 $), tandis que la Commission de la capitale nationale est dans le groupe 5 (176 500 $ à 207 700 $). Au sommet de la pyramide, on retrouve la Société Radio-Canada (groupe 9 : 322 200 $ à 379 100 $) et la Société canadienne des postes (groupe 10 : 386 800 $ à 455 000 $).
Les hauts dirigeants du groupe 1 peuvent recevoir jusqu'à 10 % de rémunération à risque s'ils surpassent les objectifs. Dans le groupe 10, une telle performance entraîne une prime pouvant aller jusqu'à 25 %.
 Impossible, par contre, de savoir avec précision combien chacun des premiers dirigeants a touché en 2007-2008.

















