Musée des civilisations et Musée de la guerre

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Sans contrat de travail depuis le 31 mars dernier, des employés du Musée canadien des civilisations et du Musée canadien de la guerre ont manifesté sous un soleil de plomb, hier midi.

Étienne Ranger, LeDroit

Patrice Gaudreault
Le Droit

« Civilisons le Musée des civilisations ! » Sans contrat de travail depuis le 31 mars dernier, des employés du Musée canadien des civilisations et du Musée canadien de la guerre ont manifesté sous un soleil de plomb, hier midi, afin de réclamer les mêmes conditions d'emploi que leurs collègues des autres musées fédéraux de la région d'Ottawa-Gatineau.

Principales pommes de discorde, les questions liées à la sécurité d'emploi, à l'ancienneté et aux salaires seront au coeur des discussions, qui reprennent

ce matin et se poursuivront demain en présence d'un conciliateur.

Selon l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), qui représente 421 employés des deux musées, la dernière ronde de négociation s'est terminée « en queue de poisson » le 24 juin dernier. « On est le plus gros musée dans la région de la capitale nationale, celui qui reçoit la plus grande part du financement du gouvernement fédéral, mais notre convention collective et nos conditions de travail sont les pires de toute l'AFPC », a indiqué le président de la section locale, Daniel Poulin.

Selon le syndicat, l'écart salarial varie généralement de 5 à 25 %, mais peut atteindre jusqu'à 40 % dans certains cas. « Comparativement au personnel des autres musées fédéraux de la région d'Ottawa-Gatineau, les travailleurs des musées des civilisations et de la guerre n'ont aucune sécurité d'emploi et leurs années de service ne sont pas reconnues, entre autres, pour la planification des horaires de travail et l'accès aux possibilités d'avancement professionnel », a plaidé Patty Ducharme, vice-présidente exécutive nationale de l'AFPC.

La direction se dit « optimiste »

Appelée à commenter, la direction de la Société du Musée canadien des civilisations s'est dite « optimiste » d'en arriver à une entente au cours des deux prochains jours. Vice-présidente aux affaires publiques, Chantal Schryer martèle que les salaires versés « demeurent compétitifs » dans la région de la capitale. Elle souligne que la société d'État est assujettie à la Loi sur le contrôle des dépenses, qui limite les augmentations salariales à 1,5 % pour les deux prochaines années. « Si on allait avec ce que le syndicat demande, à la troisième année, on se retrouverait à devoir payer une augmentation salariale de 42 % », explique Mme Schryer.

En ce qui a trait à la sécurité d'emploi, poursuit-elle, le syndicat souhaiterait qu'il n'y ait « plus jamais » de mises à pied. « Dans le climat économique actuel, surtout au niveau du tourisme, c'est très difficile pour nous de dire oui à quelque chose comme ça. »

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