Ces employés, membres de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), se sont prononcés à 92 % en faveur de la grève lors d'un vote tenu dans la journée de jeudi et dont les résultats ont été rendus publics hier. Ce vote avait été organisé après l'échec de la conciliation, la semaine dernière.
Les négociations avec la direction avaient commencé en avril, et les pourparlers ont été rompus en août. Les employés auront maintenant le droit de déclencher la grève à la mi-septembre.
« Nous espérons que la Société reviendra à la table de négociations avec l'intention d'accorder aux travailleurs des deux musées le respect et la justice au travail. Autrement, nos membres n'auront d'autre choix que de déclencher la grève », a indiqué Maria Fitzpatrick, la vice-présidente exécutive de la région de la capitale nationale de l'AFPC.
Sécurité d'emploi
« Ces employés réclament tout simplement les mêmes conditions de travail que celles d'autres travailleurs fédéraux effectuant des tâches identiques dans Ottawa-Gatineau. Ils n'ont pas la moindre sécurité d'emploi et leurs années de service ne sont pas reconnues dans des domaines importants, notamment celui de l'avancement professionnel », a-t-elle ajouté.
À la suite du vote, la vice-présidente aux affaires publiques de la Société du Musée canadien des civilisations, Chantal Schryer, a indiqué que la direction était prête à retourner à la table pour reprendre les pourparlers.
« Nous sommes attristés par le résultat de ce vote. Cela dit, nous demeurons très optimistes d'en arriver à une entente avant la date butoir, soit vers le 18 septembre. Nous sommes disponibles à reprendre les pourparlers n'importe quand », a indiqué la porte-parole de la société d'État.
Cette dernière n'a pas voulu indiquer si de nouvelles offres seraient déposées aux employés. « Par respect pour le processus et pour les employés, ce sont des choses dont nous discuterons autour de la table de négociations », a-t-elle indiqué.
Le syndicat a rappelé, pour sa part, que le contrat de travail ne prévoit pas de possibilités d'avancement professionnel et ne comprend pas de disposition accordant la préférence aux candidats internes lorsque des postes permanents sont à pourvoir. De plus, le syndicat ajoute que, contrairement à la situation dans les autres musées, le personnel des Musées des civilisations et de la guerre n'a aucune protection contre la sous-traitance.
La majorité du personnel des deux musées travaillant auprès du public, incluant guides, animateurs, hôtes, est embauchée de façon temporaire et travaille d'un contrat à l'autre pendant de longues périodes. Six des 55 guides employés par les musées sont permanents.











