Lors de la première journée de la rentrée parlementaire à Ottawa, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des Postes, le Syndicat canadien de la fonction publique, l'Alliance de la fonction publique du Canada et le Syndicat national des employé (e) s généraux du secteur public reprochent ainsi au gouvernement son intention de vouloir examiner en priorité le projet de loi C-23 sur la mise en oeuvre de l'Accord de libre-échange Canada-Colombie.
Les dirigeants de ces syndicats faisaient partie d'une délégation syndicale qui a visité la Colombie en juillet 2008, et ont rappelé qu'au cours des huit derniers mois, 27 syndicalistes et plus de 77 membres des communautés indigènes ont été tués en Colombie.
«Stephen Harper ne doit pas sanctionner ces massacres en ratifiant un accord de libre-échange avec la Colombie», a indiqué le président du Syndicat canadien de la fonction publique, Paul Moist.
Dans un contexte de crise économique, le gouvernement fédéral devrait plutôt accorder la priorité à la création d'emplois, croit le président de l'AFPC, John Gordon.
«Cet accord de libre-échange ne permettra pas de créer d'emplois pour les travailleurs canadiens ni d'améliorer la vie des travailleurs colombiens. En fait, la ratification d'un tel accord viendrait légitimer le comportement d'un État répressif et menacer davantage la vie des militants colombiens», a mentionné M.Gordon.
Le président du STTP, Denis Lemelin, a souligné par sa part que la présidence de la Colombie a autorisé son Département administratif de sécurité «à espionner et à intimider des défenseurs des droits de la personne, des journalistes, des avocats et même des juges de la Cour suprême enquêtant sur des scandales politiques». «Le Canada ne doit pas ratifier d'accord de libre-échange avec un gouvernement qui fait tout en son pouvoir pour empêcher la démocratie», a-t-il mentionné.











