Bon an, mal an, une quarantaine de ministères et de sociétés d'État ont recours aux services de firmes spécialisées en relations publiques et médiatiques. À ce chapitre, la Défense nationale et Santé Canada affichent tous deux des factures de plus de 68 000 $ pour la dernière année financière. Les ministères des Transports, des Ressources naturelles, de l'Environnement et des Affaires indiennes se pointent pas loin derrière, avec des notes avoisinant les 50 000 $ pour 2008-2009.
TPSGC en tête de liste
Ces données sont recensées dans un volumineux document parlementaire, déposé récemment devant la Chambre des communes à la demande du député néo-démocrate Glenn Thibeault. On y apprend notamment que le ministère des Travaux publics et Services gouvernementaux (TPSGC) a financé 21 sessions de formation au cours des deux dernières années, permettant à 105 employés de se perfectionner en relations médiatiques au coût total de 106 700 $.
Au Musée canadien des civilisations, 22 employés ont participé à des formations portant sur les relations avec les médias, l'an dernier, au coût de 28 400 $. Bibliothèque et Archives Canada ont réservé trois jours en mars pour offrir une formation à 27 employés, pour 9800 $. À la Commission canadienne du tourisme, deux sessions ont été offertes à la direction et au personnel, pour la somme de 22 600 $. Du côté de la Commission de la capitale nationale (CCN), quatre personnes ont bénéficié de tels programmes de formation - dont la première dirigeante Marie Lemay - pour une facture totalisant 11 000 $. Le Bureau du Conseil privé a lui aussi investi tout près de 11 000 $ pour des cours de relations avec les médias, dont 9350 $ pour une formation de deux jours dédiée au leader du gouvernement à la Chambre, Jay Hill.
Certains ministères fédéraux sont confrontés à un volume élevé d'appels médiatiques. À la Défense nationale, par exemple, pas moins de 2900 demandes de renseignements ont été acheminées au quartier général d'Ottawa ou aux bureaux régionaux, entre juin 2008 et juin 2009. En moyenne, le délai de réponse atteignait 12 heures. Dans près d'un cas sur cinq, les demandes n'ont pas reçu de réponse dans les délais indiqués par le journaliste.














Commenter cet article
Les commentaires sont maintenant fermés sur cet article.
Veuilez noter que les commentaires sont modérés et que leur publication est à la discrétion de l'équipe de Cyberpresse. Pour plus d'information, consultez notre nétiquette. Si vous constatez de l'abus, signalez-le.