Ils étaient accompagnés du chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et du leader du Nouveau parti démocratique, Jack Layton.
Pendant la manifestation des membres de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), quelques flocons de neige sont venus rappeler à tout le monde qu'après sept semaines de conflit, le temps file, sans qu'un règlement de conflit ne pointe vraiment à l'horizon. Les employés en étaient hier à leur 46e journée de grève.
Gilles Duceppe a fait valoir que le gouvernement Harper ne pouvait laisser traîner les choses plus longtemps. Il a demandé au ministre du Patrimoine canadien, responsable des musées nationaux, James Moore, d'intervenir rapidement dans le dossier afin de mettre fin au conflit. Il croit que le ministre doit intervenir pour trouver un règlement qui tiendra compte des employés, afin qu'ils puissent retourner au travail dans des conditions décentes.
« Le ministre James Moore doit intervenir auprès de la Société du Musée des civilisations afin qu'elle retourne à la table, a lancé M. Duceppe. Personne ne veut d'un long conflit pénible. Il faut que vous puissiez retourner au travail dans la dignité et le respect le plus vite possible. »
Les flocons de neige ont sans doute inspiré le député libéral Marcel Proulx, qui en l'absence de son chef Michael Ignatieff, a tenu à dire aux grévistes que son parti appuie leur lutte pour mettre fin à des emplois précaires et des salaires moindres que dans les autres musées nationaux.
« Noël s'en vient. Il faut que vous soyez capables de gâter vos familles comme tout le monde. Il faut qu'on règle le problème », a lancé M. Proulx, sous les applaudissements des employés en grève.
Le député libéral a aussi reproché l'inaction du ministre Moore qui a refusé d'intervenir en prétextant qu'il souhaitait respecter l'indépendance de la Société du Musée.
Pour trouver un règlement dans le conflit, il faudra parler des vrais enjeux soulevés par les employés en grève, incluant la précarité des emplois et des écarts salariaux, croit-il.
Musée des beaux-arts
Pour leur part, les employés du Musée des beaux-arts, également membres de l'AFPC, ont dénoncé en fin d'après-midi hier le licenciement de tous les guides-éducateurs. Ils ont distribué des lampes de poche aux enseignants qui visitaient le Musée, hier.
« Les enseignants et les visiteurs en auront besoin de ces lampes de poche, car ils seront laissés dans la noirceur », a indiqué la vice-présidente exécutive régionale de l'AFPC, Maria Fitzpatrick.
Le syndicat déplore qu'avec cette décision, il n'y aura plus de tours guidés interactifs offerts par des éducateurs compétents et expérimentés pour les expositions spéciales et la collection permanente.
Or, le programme des visites guidées est le facteur le plus important dans le succès d'une visite scolaire, rappelle l'AFPC, en citant une étude indépendante effectuée pour le Musée des beaux-arts.












