Chacun de leur côté, hier, les deux parties ont accepté de rouvrir le dialogue en présence d'un médiateur. La Société du Musée canadien des civilisations - qui gère également le Musée canadien de la guerre - et ses 420 syndiqués en grève ne se sont pas parlés depuis le 7 octobre dernier.
Hier, les grévistes membres de l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) ont donné le mandat à leur syndicat d'obtenir, par voie d'arbitrage, un règlement équitable au conflit de travail qui dure depuis le 21 septembre dernier. La direction des deux musées, quant à elle, s'est avouée frileuse à l'idée de recourir à l'arbitrage et a dit préférer que les deux parties en viennent à une entente négociée.
« Nous avons demandé au médiateur de ramener les deux parties à la table. Nous croyons que chaque partie est capable de mettre un peu d'eau dans son vin et qu'il est encore possible de négocier », a fait valoir Chantal Schryer, la vice-présidente aux affaires publiques des musées.
Nouvelle offre espérée
De son côté, le syndicat a dit espérer que la partie patronale se présentera demain avec une nouvelle offre sur la table. « Nous sommes prêts à négocier. La Société du Musée canadien des civilisations laisse ses employés dans le froid depuis trop longtemps », a déclaré John Gordon, le président national de l'AFPC, par voie de communiqué.
Les syndiqués demandent des hausses salariales qui leur permettraient de rejoindre la moyenne des employés des autres musées fédéraux d'Ottawa. Ils réclament également une meilleure sécurité d'emploi et une plus grande protection contre la sous-traitance.
Les 420 employés de la Société du Musée canadien des civilisations sont sans contrat de travail depuis mars dernier. Ils sont en grève depuis 60 jours - c'est une semaine de plus que la grève d'OC Transpo qui a paralysé le transport en commun dans la capitale, l'hiver dernier.
Mardi, la ministre canadienne du Travail, Rona Ambrose, s'est dite prête à nommer un arbitre pour régler le conflit de travail dans les deux musées. Une intervention semblable de Mme Ambrose, en janvier dernier, a été l'élément déclencheur qui a rapproché la direction d'OC Transpo et ses 2300 employés en grève.











