C'est ce que révèle un document parlementaire déposé cette semaine à la Chambre des communes, à la demande du député libéral de Hull-Aylmer, Marcel Proulx.
Le gouvernement fédéral emploie présentement 138 800 personnes dans la région d'Ottawa-Gatineau, Ces chiffres incluent les fonctionnaires sous la gouverne du Conseil du Trésor, les employés des agences fédérales, les membres des Forces canadiennes, ainsi que ceux de la Gendarmerie royale du Canada.
En date du 31 mars 2009, plus de 111 000 employés fédéraux travaillaient à Ottawa (80,05 %), contre près de 27 700 du côté de Gatineau (19,95 %). Comparativement à l'an dernier, cela représente une progression de 1100 emplois sur la rive québécoise, conjuguée à une diminution de 2500 emplois du côté ontarien.
Pour le député Marcel Proulx, on est encore loin de l'objectif de répartition des effectifs fédéraux de 75-25. « Ça confirme ce que je dis depuis des années, a-t-il commenté. Les cinq points qui nous manquent représentent près de 10 000 emplois du côté du Québec. »
Le ministère fédéral des Travaux publics a lancé un appel d'offres - qui vient à terme à la mi-décembre - afin de louer 75 000 mètres carrés d'espaces à bureaux dans deux édifices gatinois, qui pourraient loger quelque 4100 employés.
Contrairement à l'opposition libérale et bloquiste, le gouvernement conservateur parle d'une politique de répartition des locaux, et non des emplois. « Ce gouvernement s'assure qu'au moins 25 % des locaux à bureaux du gouvernement dans le secteur de la capitale nationale sont du côté québécois », expliquait le ministre Lawrence Cannon, en relançant le processus d'appel d'offres à la fin juin.
Chien de garde
Hier après-midi, les membres du comité parlementaire des transports, de l'infrastructure et des collectivités ont poursuivi l'étude du Plan d'action pour la Commission de la capitale nationale, un projet de loi (C-37) déposé en juin par le ministre fédéral Lawrence Cannon. Membre du comité, le député Proulx a déposé un amendement stipulant que le plan directeur de la CCN « doit respecter la répartition de tous les emplois dans l'ensemble des organismes publics fédéraux de la région de la capitale nationale, soit 75 % en Ontario et 25 % au Québec, en établissant les pôles d'emploi dans chacune de ces provinces ». S'il est adopté, cet amendement ferait de la CCN le chien de garde de la politique de répartition des emplois fédéraux. Les travaux du comité se poursuivront après la relâche parlementaire des Fêtes.










