Dans un document proposé à ses 165 000 membres, l'AFPC tente de « détruire les sept mythes » véhiculés au sujet des régimes de pension : « les régimes de pension à prestations déterminées, comme ceux dont jouissent beaucoup de fonctionnaires, sont trop généreux » ; « le coût des pensions du secteur public monte en flèche et échappe à tout contrôle » ; « les régimes à prestations déterminées sont protégés injustement en temps de récession » ; « la plupart des fonctionnaires prennent leur retraite à 55 ans, avec pleine pension » ; « l'écart entre les régimes de retraite du secteur public et ceux du secteur privé doit être comblé en punissant les travailleurs du secteur public » ; « le secteur privé renfloue le secteur public ».
L'AFPC riposte ainsi à chacun de ces « mythes » avec arguments et chiffres en mentionnant que « les régimes à prestations déterminées procurent un bon revenu de retraite, à la fois stable et prévisible, parce que les travailleurs leur consacrent une portion importante de leur salaire ».
« En 2010, les fonctionnaires fédéraux cotiseront au Régime de pension du Canada et au régime de pension de la fonction publique du Canada selon deux taux : 10,45 % pour chaque dollar gagné en deçà de 47 200 $ et 8,4 % pour chaque dollar gagné en sus de 47 200 $. Le premier pourcentage, soit 10,45 % devrait passer à 11,35 % d'ici 2013 », indique l'AFPC.
Les régimes à cotisations déterminées, comme les REER, n'ont pas donné un revenu de retraite stable et prévisible, ajoute-t-on en envoyant un message aux politiciens fédéraux qui pourraient vouloir toucher au régime actuel. « Les membres de la classe politique devraient se pencher sur les moyens d'égaler ou de surpasser les régimes qui fonctionnent, plutôt que de les abolir », soutient le plus important syndicat de fonctionnaires fédéraux.
Le syndicat ajoute aussi que les coûts du régime ne sont pas hors de contrôle.
Enfin, à ceux qui croient que les fonctionnaires prennent leur retraite à 55 ans, l'AFPC réplique que « pour pouvoir prendre sa retraite à 55 ans, il faut avoir travaillé à la fonction publique pendant 35 ans et plus. Et les fonctionnaires qui ont accumulé autant d'années de service à un si jeune âge sont plutôt rares. »










