« Écoutez, s'il faut attendre 15 mois pour avoir une réponse à une plainte comme celle-là, aussi bien fermer le bureau parce qu'on peut se demander à quoi il sert. À mon avis, c'est du gaspillage », a déclaré le plaignant, Pierre Lauzière.
Depuis le dépôt de sa plainte le 2 décembre 2008, il dit avoir reçu un appel téléphonique pour qu'il fournisse plus de détails. Depuis, rien. Au cours des derniers jours, il dit avoir téléphoné pour savoir ce qui est arrivé à sa plainte, sans succès.
Le 1er décembre 2008, M. Lauzière et quatre autres voyageurs avaient été accueillis par un douanier unilingue anglophone. Aucun des douaniers présents aux trois postes d'accueil des Services douaniers travaillant vers midi ce jour-là n'avait pu les servir en français. Un douanier lui avait demandé s'il avait un problème à être servi en anglais, sinon il aurait attendu plus longtemps pour le service. Il avait accepté, parce qu'il n'était pas intéressé à attendre à la suite de son périple.
Jugeant la situation « absurde, irrespectueuse et méprisante », M. Lauzière avait donc décidé de porter plainte.
Hier, le porte-parole du Commissariat aux langues officielles, Robin Cantin, a expliqué que l'enquête se poursuivait et que le dossier n'est pas encore fermé, ce qui explique que le plaignant n'a pas eu de réponse.
« Nous ne voulons pas fermer le dossier avant que le problème ne soit réglé pour tout le monde », a expliqué le porte-parole du bureau de Graham Fraser.
Le dossier a connu des retards en raison des changements à la direction des langues officielles survenus à l'Agence des services frontaliers, mais l'enquête devrait être complétée prochainement. « Nous sommes très près d'une résolution, c'est-à-dire très près d'informer le plaignant des mesures prises par l'Agence pour s'assurer que la situation soit améliorée » a indiqué M. Cantin.











