Lors de son assemblée annuelle tenue à Fredericton, à l'Île-du-Prince-Édouard en fin de semaine dernière, le conseil d'administration de la FCFA a adopté à l'unanimité une résolution pour appuyer le projet de loi S-220.
Ce projet de loi modifierait la Loi des langues officielles au chapitre des communications et des services. Les institutions fédérales et les transporteurs désignés devraient ainsi offrir leurs services dans les deux langues dans les gares et les aéroports desservant une région métropolitaine, la capitale nationale et les capitales provinciales et territoriales. De plus, il prévoit des obligations pour les institutions fédérales et les transporteurs non plus seulement dans les régions désignées, mais dans celles où on trouve une situation de perte de langue.
Selon la présidente de la FCFA, Marie-France Kenny, le projet de loi S-220 rejoint plusieurs recommandations déjà formulées en novembre dernier par la FCFA. « Un des éléments fondamentaux, c'est qu'on y parle d'aller au-delà des nombres pour déterminer où les services fédéraux devraient être offerts aux francophones », a-t-elle expliqué.
Pour la FCFA, ce projet de loi, qui a été préparé avec la collaboration de l'ex-juge de la Cour suprême Michel Bastarache, est un très grand pas en avant pour ramener à l'intention première de la Loi, qui est l'égalité réelle du français et de l'anglais dans la société canadienne. « Nous encourageons tous les parlementaires à se prononcer en faveur du projet de loi S-220 » a indiqué la présidente Kenny.











