Dans sa décision rendue le 27 août dernier et dont nous avons obtenu copie, l'arbitre Guy E. Dulude juge sévèrement les agissements de l'ancienne présidente-directrice générale de Postes Canada, Moya Greene, et d'autres gestionnaires présents lors de forums régionaux organisés avec les employés. Moya Greene a quitté ses fonctions en mai dernier et s'occupe maintenant de la privatisation de la Royal Mail, la société postale de Grande-Bretagne.
Lors de ces rencontres tenues à Vancouver et Richmond, la présidente Moya Greene présentait un exposé devant les employés, en compagnie d'autres dirigeants, dont le vice-président aux Opérations Doug Jones, et la gestionnaire Marie Robinson. Mme Greene avait interrompu un dirigeant syndical, Ken Mooney, qui s'apprêtait à poser une question au micro au sujet de certaines déclarations faites par ces mêmes dirigeants concernant le programme de protection lors de maladies et d'accidents de travail.
Pas le droit au micro
Mme Greene avait alors indiqué que ces rencontres n'étaient pas des rencontres patronales-syndicales et que ce dernier n'avait pas le droit d'intervenir au micro.
Puis, pour la réunion du lendemain, des agents de sécurité avaient bloqué l'accès aux dirigeants syndicaux. Les services policiers avaient été appelés en renfort, sans qu'aucun incident ne survienne.
« Bien que ce ne soit pas là d'un domaine de la compétence des tribunaux d'arbitrage, il demeure que le constat de si nombreuses manifestations d'idéologie déviante de la part des hauts dirigeants de la Société envers ceux du Syndicat incite à penser à l'urgent besoin qu'aurait l'entreprise de ressourcement à l'externe pour la tenue de cours de formation de haut niveau », écrit l'arbitre Dulude dans un passage de sa décision de 44 pages.











