Invité hier à commenter notre sondage sur les intentions de vote des Gatinois, M.Bureau s'est montré très réservé dans ses propos.
«C'est très intéressant comme sondage, mais je vais limiter mes commentaires puisque je n'ai pas pris ma décision finale. Elle sera prise pour la fin mai, le début juin.»
Avant les grandes vacances de l'été, M.Bureau veut régler à tout prix la question du financement du Rapibus, un projet plombé par des dépassements de coûts de 38,5 millions.
Plus les élections municipales du 1ernovembre approchent, plus il devient difficile de faire avancer les dossiers, a constaté à la dure le maire Marc Bureau ces dernières semaines.
Guertin
L'échec du projet d'agrandissement de l'aréna Guertin, refusé cette semaine par la ministre des Affaires municipales Nathalie Normandeau, en est un bel exemple à ses yeux.
«Beaucoup de choses changent à mesure qu'on se rapproche d'une élection et c'est une chose que je déplore un peu. Il devient plus difficile de mener des projets de front.»
Le sondage Segma indique que le taux de satisfaction de la population à l'égard de son travail a chuté de 11 points depuis octobre 2007 et qu'il y a lieu pour lui de s'alarmer.
«Ça fera aussi partie de ma réflexion, a dit le maire Bureau. Actuellement, je gère en fonction d'être maire jusqu'au 1ernovembre, mais surtout d'ici le départ pour les vacances. Car peu importe qui se présentera à la mairie, quand on va revenir en septembre, il ne restera pas beaucoup de temps pour régler les dossiers. Pour ma part, si je me présente de nouveau, ce ne sera pas contre quelqu'un, mais pour présenter une vision.»
Desjardins et Cannavino
Aux premières lignes pour dénoncer les lacunes du projet d'agrandissement de l'aréna Guertin, le conseiller Aurèle Desjardins n'a pas réussi à distancer Tony Cannavino dans les intentions de vote des Gatinois. Malgré une campagne discrète jusqu'ici, l'ancien policier et syndicaliste talonne M.Desjardins.
«C'est de bon augure et c'est le signe que nous allons dans la bonne direction, a réagi M.Cannavino. Je ne suis pas loin des autres candidats qui sont à l'hôtel de ville depuis une décennie, même si ma campagne s'est déroulée surtout sur le terrain jusqu'ici.»
Aurèle Desjardins pense que les résultats changeront quand la campagne électorale démarrera pour de bon, en septembre prochain.
«C'est clair qu'actuellement, il est difficile pour les gens de se positionner. Aucun des candidats n'a mis son programme sur la table. Quelle sera la position des gens autour d'un bilan, d'une vision, de nouvelles idées? Les gens pourront faire un choix plus éclairé.»
Au moment de recueillir leurs commentaires hier, les trois candidats n'étaient pas au courant que Robert Labine songe de nouveau à briguer la mairie.













