Ottawa et Québec se partageront la facture de 115 millions $ à parts égales. Ces 6,5 km d'autoroute auront quatre voies séparées, deux échangeurs et plusieurs ponts.
M. Harper a qualifé le prolongement de la 5 du « plus important projet d'infrastructure en Outaouais actuellement », un projet qui stimulera l'économie, dit-il.
M. Charest a pour sa part affirmé que le prolongement facilitera le flot de la circulation, assurant ainsi une meilleure sécurité pour les automobilistes. « Tout ce que l'on fait au niveau des routes nous permet de sauver des vies. »
Les travaux du deuxième tronçon débuteront au début de 2010 et seront complétés en 2012. La portion annoncée hier sera reliée au premier tronçon de 2,5 km (27 millions $), à Chelsea, qui doit ouvrir cet automne.
Prévu d'ici 2013, un troisième tronçon d'un kilomètre est à l'étape d'avant-projet. Une fois terminé, le prolongement de l'autoroute 5 aura coûté environ 162 millions $ sur une distance totale de 10 km.
Deux premiers ministres
Fier de l'annonce d'hier, le ministre des Affaires étrangères et député conservateur de Pontiac, Lawrence Cannon, ne croit pas que la présence de deux premiers ministres pour 6,5 km d'autoroute soit démesurée.
Et cela n'a aussi rien à voir avec des rumeurs d'élections à l'automne, dit-il. « Les gens de ma circonscription ne me parlent pas d'élections. Ils me parlent de réaliser des choses. »
L'annonce conjointe Harper-Charest démontre plutôt la collaboration entre les deux gouvernements qui veulent combattre la récession avec des travaux d'infrastructures, poursuit le ministre.
« C'est une annonce majeure pour l'Outaouais. Il manquait un pan complet au niveau du développement autoroutier dans la région, particulièrement en direction de Maniwaki. Il y a aussi une croissance démographique sans précédent dans la région. »
Le projet, a-t-il ajouté, donne de l'emploi aux travailleurs, aux ingénieurs et autres experts en période de récession.
Le prolongement diminuera surtout le risque pour les automobilistes, ajoute enfin M. Cannon, qui n'a pu s'empêcher d'écorcher les libéraux fédéraux au passage.
« Pendant 13 longues années, la région n'avait pas grand-chose à montrer sous l'ancien gouvernement libéral. Elle a toujours été prise pour acquis. »












