Il accuse la STO d'empêcher le O-Train d'OC Transpo, le train léger d'Ottawa, de traverser la rivière sur le pont Prince-de-Galles. C'est d'ailleurs près de ce pont centenaire qu'il a tenu un point de presse, hier matin, en présence d'une dizaine de supporters.
Selon M. Fleury, autant la Ville de Gatineau que la Ville d'Ottawa auraient intérêt à s'arrimer sur le même plan de transport en commun. Il croit que le Rapibus de la STO est une bonne idée, mais n'aime pas qu'on enlève les rails existants pour paver des voies réservées aux autobus. Le train a encore sa place, estime-t-il.
C'est une question de « gros bon sens », affirme M. Fleury. Cette idée est d'ailleurs à la base de son programme électoral : deux ponts et un train. Mais quand il parle de « deux ponts », le candidat à la mairie ne parle pas nécessairement de la construction de deux ponts. Il veut tout simplement remettre en service le pont Prince-de-Galles de façon à ce qu'un service de transport sur rails puisse traverser la rivière des Outaouais.
Dans l'optique de M. Fleury, il pourrait s'agir d'un train léger ou d'un tramway. L'enseignant à la retraite propose également que des rails soient aménagés sur le pont Cartier-MacDonald pour que ce service ferroviaire puisse « boucler la boucle ». Avec ce train urbain, le candidat croit que la STO pourrait étendre davantage son service aux municipalités limitrophes de Gatineau.
M. Fleury affirme que le pont Prince-de-Galles est encore solide et qu'il pourrait être remis en état à peu de frais. « Nous avons déjà les infrastructures existantes. Nous avons un pont et nous avons des rails. Pourquoi ne pas les utiliser », demande le candidat qui a déjà fait campagne sous la bannière du Parti vert du Québec.
Un deuxième pont
Le deuxième pont que promet M. Fleury, c'est celui que propose déjà la Commission de la capitale nationale (CCN) à l'est du centre-ville de Gatineau. « Nous aurons besoin de cet autre pont pour réduire le nombre de camions qui empruntent le pont Cartier-MacDonald », avance-t-il.
M. Fleury est d'avis que ses idées permettront à Gatineau de mieux vivre avec l'étalement urbain. Il ne s'oppose pas au peuplement au-delà des zones urbaines, accusant les dirigeants actuels d'utiliser l'étalement urbain « à toutes les sauces ».
Alors que quatre de ses adversaires se sont montrés favorables à la densification démographique du Vieux-Hull, M. Fleury croit plutôt qu'il faut être équitable dans le développement de tous les quartiers de la Ville. Il dit que cet empressement à repeupler le centre-ville de Gatineau est « malsain » parce qu'il crée des déchirements dans les autres secteurs de la municipalité.
M. Fleury n'est pas prêt à endosser le projet de défusion de son nouvel adversaire Luc Desjardins. Il admet toutefois que la grogne existe toujours, huit ans après la fusion qui a créé la Ville de Gatineau. L'établissement d'un système de transport efficace aiderait, selon lui, à créer un meilleur sentiment d'appartenance chez les Gatinois.













