La rencontre organisée par l'Association des professionnels, industriels et commerçants d'Aylmer (APICA) opposait tous les candidats à la mairie de Gatineau, sauf le maire sortant Marc Bureau.
Elle opposait également les candidats des trois districts électoraux - sauf Roch Givogue, dans Lucerne - qui couvrent le territoire de l'ancienne Ville d'Aylmer.
La formule du débat ne permettait pas les échanges directs entre les candidats. Ceux-ci devaient répondre, à tour de rôle, à des questions préparées par des organismes communautaires du secteur.
Présence policière accrue
D'entrée de jeu, les candidats à la mairie autant que ceux à l'échevinat se sont montrés favorables à une plus grande présence policière à Aylmer.
Ils ont aussi promis de rouvrir en permanence un poste de police dans le secteur.
La surveillance policière est un enjeu important aux yeux des résidants d'Aylmer, qui ont connu deux incendies criminels majeurs au cours des cinq dernières années : la Plaza Glenwood et l'église Saint-Paul.
Préservation du patrimoine
Appelés à se prononcer sur la préservation du caractère champêtre et du patrimoine bâti du secteur Aylmer, les candidats ont tous promis de veiller au grain.
La candidate Barbara Charlebois, qui fait la lutte à André Laframboise dans Lucerne, a suggéré que toutes les nouvelles constructions dans le Vieux-Aylmer devraient respecter le style du quartier. La candidate anglophone s'est exprimée autant en français qu'en anglais.
Les candidats ont tous admis qu'il y avait encore du chemin à faire avant qu'on sente une véritable cohésion entre les cinq secteurs de Gatineau.
« On ne crée pas un sentiment d'appartenance de force. C'est long à faire naître. Ça peut prendre plus d'une génération », a tempéré le conseiller sortant Alain Riel, dans le district de Deschênes.
Une flèche vers Bureau
Le candidat à la mairie Tony Cannavino, pour sa part, n'a pas raté cette occasion pour décocher une flèche à Marc Bureau, qui brillait par son absence.
« Ne vous demandez pas pourquoi c'est difficile d'avoir un sentiment d'appartenance. Voyez, votre maire n'est même pas ici ce soir », a-t-il lancé.
Tous contre le vandalisme
Par ailleurs, les candidats ont tous condamné les actes de vandalisme proférés, la semaine dernière, contre des affiches de Mme Charlebois et le local de l'association des West Quebecers, qui défend les droits des anglophones.
« Ce qui est arrivé la semaine dernière n'aurait pas dû arriver. Nous sommes tous une grande famille à Gatineau », a déclaré le candidat à la mairie Aurèle Desjardins, sur la même longueur d'ondes que tous ses adversaires.
Un débat entre les candidats à la mairie, organisé par l'Alliance de la fonction publique du Canada, aura lieu demain à 20 h à la salle Chapleau du palais des congrès de Gatineau.













