Hier, le député fédéral de Pontiac, Lawrence Cannon, a annoncé l'octroi d'une subvention de 206 550 $ pour la réalisation d'une étude de faisabilité. L'étude dont le coût total est de 275 000 $ est déjà en cours et elle est réalisée par la firme Kehoe et Ridley. Elle a pour but de déterminer s'il est possible et souhaitable de doter Chelsea d'une nouvelle gare afin que le train à vapeur y fasse escale en allant à Wakefield, de même qu'au retour. La voie ferrée qu'emprunte le train à vapeur traverse toute la municipalité de Chelsea, mais seules la Ville de Gatineau et la municipalité de La Pêche, profitent des retombées économiques.
Selon la nouvelle mairesse de Chelsea, Caryl Green, la construction d'une gare s'inscrit dans le cadre de l'aménagement du centre-village et compléterait bien le projet du Centre Meredith et le développement résidentiel dans le secteur.
« La construction d'une gare pourrait amener un développement économique et commercial du secteur et peut-être même la construction d'un hôtel. Il va falloir aussi trouver une façon d'amener les touristes qui débarqueront du train, vers Old Chelsea et le parc de la Gatineau », a déclaré Mme Green. Pour y parvenir, il faudra toutefois instaurer un système de transport car il y a près de 3 kilomètres entre le site où pourrait être construite la gare et le coeur du village de Old Chelsea.
Mais Lawrence Cannon croit que la gare et la voie ferrée du train à vapeur pourraient un jour être utilisés pour un service de transport en commun vers le centre-ville de Gatineau.
« Il faut penser à l'avenir et l'emprise de la voie ferrée est très importante pour les transports en commun », a-t-il commenté.
Chelsea n'a plus de gare depuis la fin des années 1950 ou le début des années 1960. À l'époque, la voie ferrée était propriété du Canadien Pacifique qui exploitait un service pour les passagers et les marchandises, entre Hull et Maniwaki.
La Caisse populaire Desjardins de Hull, Innovation Chelsea, le Centre local de développement (CLD) des Collines, la compagnie HCW et Réseau communautaire CEDEC de l'Outaouais ont aussi contribué au financement de l'étude.












